‹ Histoire de Russie, d'après les chroniques nationalesChapitre 3 sur 24 · OLEG · texte numérisé non relu

OLEG

2« KÈGNE. — ( De 879 à 913.)

Le premier soin d'Oleg fut d'aller punir ceux des Yarègues qui , mécontens de Rurik , rayaient quitté pour aller chercher fortune ailleurs. Nous yenons de voir le peu de succès de leurs armes contre Constantinople. A peine échappés au désastre de leur flotte , Oskold et Dir reçoivent la nouvelle que des voyageurs égarés demandent à leur être présentés. C'était une ruse d*01eg. A peu de distance de Kievr,

le tutear d'Igor avait laissé son armée et s'était ayaneé tenant dans ses bras le jeune fils de Rurik , et suivi de quelques soldats. Voici ce qu'il faisait dire aux deux frères: «Nous sommes » des marchands qui , au nom d'Oleg et d'Igor, » nous rendons eu Grèce : Venez et ne voyez en » nous que des compatriotes.»Pleins de confiance Oskold et Dir vont au devant des prétendus marchands. «Vous n'êtes point princes ni même issus de princes, leur crie alors le redoutable Oleg. Tenez, ajoute-t-il, en leur montrant le jeune Igor , voici votre maître !» A ces mots , ses gens se précipitent de leurs barques sur Oskold et Dir, -et les é^^rgent sans pitié. De^ venu , par ce meurtre , maître de Kievf le tu-^ teur d'Igor y établit le siège de son empire.

Malgré les taches de sang dont la mémoire de ce prince est souillée, l'époque de son règne ne fut pas sans gloire pour la Russie naissante. Sa plus importante expédition fut celle qu'il fit (904) contre Gonstantinople. 11 en résulta un traité de paix fort avantageux pour les Russes, dont le naïf Nestor nous a conservé tous les articles. C'est à Oleg que la Russie doit ses plus fertiles contrées. Son règne fut de trentetrois ans.

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