‹ Histoire de Russie, d'après les chroniques nationalesChapitre 8 sur 24 · BI8T. DE RUSSIE · texte numérisé non relu

BI8T. DE RUSSIE

|»ère. :NoT^cod n'ayant pas Yoida le reconi]ialtr«,,y^«t contrainte par la force des anaes (134a}. AUaqoéeplns tard parles Snédois, cette cité r^poblicainey célèbre par la turbulence de ses faabltans » «e rallie à la Yue des dangecs qjoi la menacent, et , quoique abandonnée du grand -prince 9 qui ne se croit :pas intéressé dans cette querelle, elle riçpousse rennemi, et le force à lui céder une partie de la Carélie qu'il occluait depuis long^^temps.

(]33e.)'A'p«iB(»^r«Milie de «Mte^erro, ^Tw^l^rod^'âfînsi qm^ne paMie de la Russie, lut^de nouveau ravagée par une horrible pesle>-qtti enlem «étans quelques tUles 'jMqu'au dernierliabittint. On ignorait alors rartde se préserver des atteintes Mcle cette cruelle Maladie, '«t les vietimes'de eo flëau'€onlètfdues4tfrec>Ies4HidNM citoyens les infectnient - bieotAt du poison ^dévastateur. Cette «peste se Tépundit dans toute la Russie, eteDlevadansquelqiies^lleBjQSqtt'iiu diernier citoyen. Une chronique reuMnfue qu'elle fut très «favorable âta. nrauastèresr * qui les 'mouraM )é|;uai«Kt tout)» ^eurs *«4« ehesses : le grand-prinee luiMnéme^t ses en'* fans en ftirent attaqués. Sémen y suceomba «près un r4gne de douze ans. Il n'était Agé que de 36 ans.

43* BteNB. -- (De 1353 AttdMi) A la mort dé Sénen, ^ n^aydles contesta - Cfotta aVSIevèreiit au sujet de la succession. Le khaniMa^MirdeeRfat/sttivantlHisaget Fartritre souverain : il en adjugea le bénéice à Iran II , fÉi k tilre de-Mre du défunt y avait des drofu pMtifr.

VépfHfae du i^ifne de ee prince fiaeificitte ne httreinâvquttliid 4i>^ P^ '^ continuation des gmenm 'iMei^nlirinabies ' que' se faisaient entre eux les '^liees apMiagës, <fui, s^alAdUlissant rtMlueUement, préparaient ainsi la chute de la HoéàlM et 4e tMompiie'de rantocratie.

Ivan, ^oique pa^fique^ doima un exemple de fermeté qui ne fut^pa^ yperduippur.tAVS ses successeurs. Un envoyé de la horde s'était présenté pour mettre à exécution un ordre tyranuqaeduiâuRi.Ivan veAisadeae soumettre, et ftw^ renvoyé* deretonmer sur ses pas. €et ou* tngedia puissance tatare, resté impuni, fit e M f e ? a >>r aux EuMes la possiMlité dHin pro-

- ivan^^après -un «règne de cinq. ans , mourut, laiMaot déitx Mb, Dmitri et Ivan.

DBtlTRrni, CONSÎANXTNOTITCH.

i4« r£qns. — (De 1360 à 1362.)

Un intierr^ne de ycèa de dcoK ans suivit la mort divan. Les Tatars divisés entre eux poiir

le choix «i*ua chef, ne poa? aient songer aux inrets de la RoMie.

Enfin, Dmitri, fils de Constantin 9 prince de Souzdal , fut désigné au tr6ne de Moscou par Kidir, khan du Volga, l'un des plus puissans capitaines du célèbre UsbeclL.

Cependant Dmitri iyanoTitch, dont cette décision lésait les droits, s'étant rendu à. la horde , livrée alors à une guerre intestine , se fit déclarer grand-prince de Russie par un:att« tre chef, Amnrat, qui venait de triompha de ses concurrens. Dmitri Coastantinoyitch, à cette nouyelle, abandonna le trône de Yladiiûr et de Moscou qu'il occupait depuis deux ans, et se retira dans son apanage de Souzdal.

DMITRI IV, IVANOVnPCH, DONSKOI.

45'' RÈGNE. — (De 1362 à 1389.)

Ce prince, monté jeune sur le trône, n'en signala pas moins les premières années de son règne par des exploits remarquables contre les princes apmagés , dont il sentit U nécessité d'anéantir les privilèges.» et d'étooOer Vjunhition. Mikhaïl, prince de Tver, fils du malheureux Alexandre, fu^ celui qui cmnbattit le plus loDg-temps pour le maintien de ses droits; mais enfin, assailli par toutes Tes forces de Dmitri, il 8*humilia, rendit toi et honunage au prince de Moscou, et obtint à ce prix la vie, la paix et la conservation de sa viHe. - *

C'est par ces premiers essais que Dmitri pré* ludait à la résistance qu'il allait désormais op« poser aux Tatars et aux Mongols. Le refus qu'il Ht de payer le tribut , suivant Tusage de ses prédécesseurs, 'fut le signal d'une lutte qui, jusqu'en 1380, se borna à des excursions sans grande importance.

Marnai, grand-khan, indigné de trouTer tant de rébellion dans un prince qu'il considérait comme son Tassai et sa créature, s'avança sur le Don k la tête d'une année de sept cent mille soldats. Dmitri ne fut point infidèie à sa gloire , à sa patrie. A la tète de tous les prin* ces russes qu'une longue suite de malheurs a? aient rendus sages , Dmitri , après avoir im* ploré les secours du Très-Haut , marche au« devant de l'ennemi avec une armée de quatre cent mille hommes. L'affaire commence par un combat singulier entre un moine russe et un Tatar , qui tombent l'un et l'autre frappés d'un coup mortel. L'action devient alors générale, et la victoire, long-temps indécise, ne se décide en faveur des Russes qu'après des efforts incroyables et des chances bien partagées. -: Le grand-prince , blessé , deux fois démonté» faillit périr dans la mêlée ; mais enfin Mamal, obligé de céder , abandonna le champ de bataille, qui fut Jonché de cadavres et de mourans (1380). Cette célèbre victoire, qui coûta cher aux Russes, valut A Dmitri le sur-

liem. ffiOMat et Danskoï, camaë céfk de la Bfètd-, sttKles cfaéttille^ïi éta glkfyéf, a'râit pnécëdc uitttea t Valu à Alexandre ceint de^ i^r^JMf;

Diftitil tttf fur pas* aasM héttreax cAtitrc TiAlhi:tfiU)«cb^ 8Q«ce»«ttf de HËamur, qt>^ toqhir yengtT raffnmt qu*avdit su%i' la horde; 11 envoie à Dmétri sommation de se rendre iâÊÊê délai à la horde: «Qno!, s'écrient les ]t«we8i,tln*^ a qoMli inMànt qne ra victèire iMUs a ctfnronnés snrles bords dn 6*0» ! est^etf en* rain qne le erang dâ chrétien^ a toû^ \e$ ^iflies dé Koulikof?» tftiiéiii refbse de se sonmectté à l'injonc^on dé Tokhtamyeh. -^ Un an s'éeoale sans qu'on entendtf i>arler des suites cte cetCe aflTaire^ Totft à coup on apprend k Vkmcm c|tiis-l&lKhàne^ en mak^hé et qn'Ofegf, l(Mri^Épéé dtt Rézail, lUi servait de guide et d*kU lie. Dmitri'déNiJnîgt^rod, béan-père du graïidpMnce , t^ servilement offrir au Iban ses deux fitt et leé fordes" donrt' if peut dilsposer. Lé ff^x&è-^^i^te, doùt les resrsourt;es ëtaîênt épuisées, eut eh tafii reCùttti aùl' àtifrés princeis aj>âffagés; là plupatt, 'loin de répondre k jBUn appel , se ]ofgnifent ou se souihirent Attt Tâitafé: 0«iitti, réiluit à ses propres fbrceé, abàndouilé Mosit^ott', qHif'lîientôt tombé atfpdutMr dés entieml^» et n'offre pTUs qu*ùn' vaste éhbni^ dë'éàfttà^gé; uA ihttnéëâii de cendfes et dé ruiijés .

Lés Yatâk^, M^dtftrulrèet de piber, se

tÙ9

retirèrent, îaisMnt à Dmitri le soin de relerer îes décombres de sa maHieurense patrie : c'est à quoi ce prince employa les dernières années de sa Tîe. Il pèlera ses murs , fonda des éta-^ bHssemens publics, et construisit en pierre la citadelle du Kreml , qui devint depuis la demeure des souverains. Dmitri mourut à qua^ rante ans, après un règne de vingt-sept ans (t389). Il a médité par son courage et son pa^ triotisme d'être mis au rang des - souverains dont lliistoire russe se glorifie.

VASSIU H, miPTRÉTITOR.

46* BJKGNS. -^ (De 1389 à 1425. )

Vassilî suivit le pfan de son père pour afft*anchir hi commune patrie , et dépouilla quelques princes apanages, dont il joignit les états aux siens. Les commencemens de son lègne furent en outre signalés par de long»

débats entre le prince de Utbnanie et les 'Villes de Rézau et de Smolensk. Les Tatars profité' rent habilement de ces guerres en accordant des secours, tantôt à run, tantM à l'autre (139T>. LMvénement le plus important fut la prise de Kbasan par les troupes de VassiH. Cette viHe, bâtie par les Tatars en 1257, était devenue la capitale d'un apanage considérable des Uian»

de la grande borde , et portai» le nom dé royaume de Kbasan. loori , frère de Tassll^f

H)4 s'éUnt rendu maître de cette principauté, en chassa les Tatars, sur lesquels il exerça de terribles représailles. Le khan luinnéme et ses femmes furent passés au fil de Tépée. Khazan » démolie et rasée» ne fut rétablie et restituée aux Tatars qu'à la paix , c'est-à-dire quarante ans après.

Vassiii mourut en 1425, à l'âge de cinquantecinq ans, après un règne de trente-six ans, qui fut signalé par de nombreuses guerres et par. des pestes et des famines qui désolèrent la Russie. Dans ces temps d'horreurs et de con» Tulsions , au milieu des débris et des ruines de la Russie expirante, on n'est point étonné de lire dans les annalistes la menace , la prédiction de la fin prochaine du monde. Cette opinion partagée par tous les malheureux, avait acquis la force d'une vérité révélée. « Jésus- Christ , disaient-ils , a annoncé que les der^ niers joui*s du monde seraient signalés par d'étonnans météores, par la famine, la peste, la guerre , et par un bouleversement universel. Que les nations et les empires s'élèveraient les uns contre les autres. Ces prédictions se réalisent aujourd'hui : les Tatars, les Turcs, les Francs, les Allemands, les Polonais, les Lithuaniens, remplissent l'univers du bruit de leurs combats. Notre patrie orthodoxe est ellemême un théâtre de discordes : le prince tire répée contre le prince, le frère aiguise son

glaive pour en j>eroer son frère et le nereu forge sa lance pour immoler son onde. « Cette idée de la fin du monde était si bien accréditée, que lors d*un traité de paix signé en 13979 c>^* tre les Pskoyiens et les Novgorodiens, Tarchevéque Jean^ employé comme médiateur»

les conjurait de se reconcilier , » car , disait-il, mes ftrèrcs, tous voyez la fin des temps ! m — C'est dn vivant de Yassiliqnefiit placée, à Moscou, la première horloge sonnante (1404). — On reproelie à ce prince de s'être laissé conduire par le caprice de quelques favoris qui commirent en son nom de nombreose» injustices.

VASSIU m, VASSILIÉTITCH, DIT L'AVEUGLE. 47« AÈGl«E,-(De 1425 à 1462.)

Le long règne de ce prince n*offk*e encore qu'une série de guerres driles, de trahisons et de crimes sans nécessité comme sans édat.

Le principe d'hérédité, ftxé depuis long" temps en faveur des fils afnés, fut iei de non» veau contesté par louri, onde de Yassiii, qui, prétendant renouvder les andens usages, voulut faire reconnaître ses droits au trône de Russie , comme étant Tatné de la famille ré* gnante. Le khan des Tatars , pris encore pour arbitre, confirma l'élection de Yassiii. louri ne s'en tint pas là (1433.) Mécontent de cette dédsion, il marcha contre Moscou, dont il parvint h s'emparer. Son fils , Cbemiaka , s'étant fait

rofi

dëcfarer, à !ta mort; sôtrTerain <l«f'kùââie , les antres eùtûrïs (fIdttH préférèrent se' ranger du eôtë de Tassai l mais ce prince , après dîTféreùà Badcès , tomba entre les ikiains de son enliétni; qui le jeta dans ube prlsôû et lui ût crever res yeiit (i445). Cette atrocité révéilta raiùdur des peuples potii* Vas^ilî. Son adversaire, abandonné deâ siens, fut contraint d^aller niètidicr un asile chez les Novgorodiens (1453).

Vassiliy remonté sur X^ ttônei «itaploya t««» ses soins à raffermir sa puissanca' et la ti»aa<« quiUité de sa capitale^ U rétablit Tordis daa* ses états et s'occupa du soin de donner un métropolitain à régïise russe sans l'aller demander h l'église grecque. Là'' tutelle de Gonatantànopla . coûtait cher à la Russie ; de8 mé- Iropetitain» étaravger» ne pouvaient apporter unièle bien sincère a«x intérêt* de U< R«ssifl« Ce» prélats qui devenaient rinstrumeat le plH4 puissant des, folon^s du grand-prince i bq liOttTaîent devoir, sans de grands incoQvénienSi lour élévation à d'autres qu'au grand-privoe. Vassili comprit cette vérité; aussi à dater de cette époque, Téglise russe fttt-elle entièrement indépendante 4e l'église greeque.

Vasâili mourut en i462, pleuré de ses sujets, nialgré les cruautés dont il souilla sa victoire. Les regrets que sa mort fit éclater rendent d'autant plus difficile la tâche de caractériser

Justement ce prince. Il avait régne treiite*se]^t ans.

IVAN m, VASSIUÉVITCH, BIT U SUPERBE.

4r mtmnm. -^ ( De U6t à lôO&. )

Nou9 Toici pourtant arrÎTés au moment où la Eussie va prendre une importance dont ses diTÎsions intestines» son asservissement aux Tatars, et le peu de vertu de ses chefs» la privaient auprès des étrangers. En montant sur le tr6ne de Moscou , Ivan pressentit la future grandeur de son pays- L'affaiblissement et l'impopularité des princes apanages, et la désunion des diverses hordes tatares, semblèrent merveiUeusement coïncider pour Taccroissement de la puissance du prince de Moscou.

Ses premiers elforts se tournèrent vers Khasan, qnÀt relevée de son abaissement , s'était depuis peu montrée redoutable aux Russes. Ivan en eutreprit le siège (1468), s'en rendit maître, et força, à son tour, le khan Ibrahim à se reconnaître vassal et tributaire du trône de Moscou. Vers le même temps, la ville de Novgorod, excitée par les intrigues d'une femme nommée Marpha, arborait l'étendard de la révolte, et se livrait au roi de Pologne (1475). Cette trahison coûta cher aux Novgorod! ens : leur territoire, déclaré réuni à la souveraineté de Moscou, perdit ses franchises et cette liberté

qae ses habitans avaient défendues contre les entreprises de tant de princes. DeTenae sujette, cette république impatiente ne joua plus dans lliistoire de Russie qu'un rôle secondaire (1).

Lliistoire des guerres d'Ivan est trop longue pour que nous en puissions suivre le cours.

Nous nous bornerons à dire que dans ses expé* ditions contre les Tatars , il surprit la horde dorée^ tandis que son chef Achmet cherchait à se réunir à Casimir lY, roi de Pologne » aussi en guerre avec la Russie. Le grand-prince , maître de la horde , y commit des massacres et des pillages que le droit de représailles ne suffit pas pour excuser. Achmet» instruit de ce désastre, revient sur ses pas, afin de joindre les Russes; mais ceux-ci, en quittant la horde, lui avaient suscité un nouvel ennemi dans les Nogab, qui l'attaquèrent et taillèrent en pièces son armée : Achmet périt lui-même dans cette rencontre, et avec lui finit la domination tatare, fondée par Bâti plus de deux cents ans auparavant.

C'est sous le règne d'Ivan UI que les Russes, après la conquête de Khazan , pénétrèrent en Sibérie pour la première fois. Os y trouvèrent

(i) M» Karamsin a fait , au sujet de la conquête de Novgorod, lin asses maurais roman intitula Slartha, qui a ét^ traduit en français.

un peuple peu aguerri, dont la soumission fut prompte et fi^cile.

Ivan pourrait être regardé comme le fondateur de la puissance russe. Il joignait aux yertus guerrières des qualités dignes des plus grands princes. U fit Tenir de différens pays des artistes célèbres qui Tisitèrent Moscou et y semèrent le goût des arts et des sciences.

«Né tributaire d'un peuplenoniadc»ditKaram* sin, I^an devint un des plus illustres monarques de TBurope. Considéré, respecté do-, puis Kome jusqu'à Gonstantinople» Vienne et Copenhague, marchant de pair avec les empereurs et les fiers sultans, sans aucune étude« sans antre guide que son génie, il se donna lui-même les sages préceptes de la politique intérieure et extérieure , employant tour à tour la force et la ruse, pour rétablir Findépendanœ et Tintégrité de la Russie, pour détruire l'empire de Bâti , réprimer et morceler la Lithuanie, anéantir la liberté des NoTgorodiens , incorporer les apanages à la grande principauté , étendre enfin les domaines moscovites jusqu'aux déserts de la Sibérie et jusqu'à la Laponie Norvégienne. »

Marié à la princesse Sophie , fille de Thomas Paléologue, Ivan adopta les armes des empe* reurs grecs, c'est-à^lire [Faigle à deux têtes, qu'il ajouta aux armes de Moscou.

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