CHAPITRE VI
déboi démens de barbares du Nord , qui parcouraient le monde jusqu'à extinction en le ravageant. Mais Swiatoslafrencontra dans l'empereur grec Zimiscès un héros tout aussi opiniâtre que lui , et bien plus habile ; et les Russes, repoussés et contenus en Russie , furent forcés de s'y établir.
Par une autre fortune de cet empire , jusquelà , à chaque avènement , il n'y avait eu qu'un seul héritier au trône , et conséquemment point d'occasion de partage. L'Etat put donc prendre d'abord de l'ensemble; mais en 978, le voilà près de se dissoudre par la guerre civile , résultat de la division que Swiatoslaf en a faite entre ses trois enfans. Heureusement Vladimir, le plus habile des trois , se trouve avoir en apanage Novgorod et les braves Varègues ; ils le font maître de tout l'empire , qu'il porte au comble de sa gloire gothique et rend chrétien.
Toutefois , la Russie était perdue sans retour par sa nouvelle dislocation entre les douze enfans de ce prince. Eh bien! il arrive encore qu'Iaroslaf , le plus capable de tous , a Novgorod et les braves Varègues en partage; ils réunissent pour la seconde fois dans une seule main
tout l'empire, dont cet laroslaf est le père et le législateur.
Mais ce prince divise encore TEtat entre ses en fans ; et la Providence, lasse enfin de relever sans cesse ce malheureux empire , l'abandonne à son mauvais génie.
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