CHAPITRE VII. l
pauté; car voilà son troisième but , qu'il a jugé devoir atteindre avant de songer au second.
Il va donc , en 1892 , comme ses prédécesseurs , rendre hommage de son sceptre à la horde , la séduire à force de présens , et lui acheter l'investiture de sept apanages , dont il dépouille ses parens ; leurs boyards eux-mêmes les lui livient ; il faut que ces princes viennent se confondre avec ses courtisans , ou qu'ils meurent dans les fers ou dans l'exil.
Dix-huit ans après , quand , privé de ses vieux conseillers, ce même Vassili , trop pressé de s'affranchir , s'est attiré la colère des khans , en leur refusant son tribut , il rentre promptement dans la politique de ses pères , et retourne à la horde s'assurer encore , par un nouvel hommage , de l'importante concession de tant de provinces. Ainsi , des provinces entières dépendantes de Novgorod , l'empire de Souzdal , celui de Tchernigof , sont réunis à la Grandepi incipauté , et désormais le trône suzerain s'élève d'une grandeur démesurée au-dessus des petits trônes qui l'entourent.
Guerres , affreux supplices , machiavélisme politique, Vassili emploiera tout encore pour
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rendre cette fîère Novgorod tributaire de Moscou ; et comme son pouvoir s'accroît de celui du métropolite , il s'efforce de soumettre cette république à la juridiction civile de ce prêtre.
Enfin . en 142 5 , achevant comme il a commencé , il termine trente-six ans de règne par exiger de tous les princes russes , le serment de n'entretenir aucune relation avec les Tatars et les Lithuaniens ; il les contraint à reconnaître son fils Vassiii , âgé de cinq ans, pour leur suzerain , et si l'un d'eux s'y refuse, il le chasse de son apanage.
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