‹ Histoire de Russie et de Pierre-le-GrandChapitre 11 sur 359 · CHAPITRE ni · texte numérisé non relu

CHAPITRE ni

toute idée de négoce et de changer ses moeurs^ Novgorod dut se soumettre; et c'est pourquoi , sans doute , Rurick en prit paisiblement possession^

On assure qu'alors il se fit appeler Grand-prince ; ce qui suppose d'autres princes ; qu'il agrandit la ville , lui donna des lois , et que pourtant Vadimé le brave, chef du parti républicain, se révolta; Mais s'il est difficile dans un pays civilisé, de contenir une armée indigène , comment croire à la modération d'une armée de pirates sur un sol étranger? On a même des traces du gouvernement militaire que Rurick apporta du Nord. Toutes les villes forent distribuées à ses compagnons de guerre ; mais que le tort ait été aux protecteiu^ ou aux protégés, le fait est que le pays, partagé entre les guerriers de Rurick, devint russe, et que c'est de cette époque, que date ce nouveau nom de tant de peuplades finoises et slavonnes de la Russie d'Europe, et le principe de leur esclavage.

Quant à la conquête de Kief , par Askold et Dir, sujets de Rurick, on n'en connaît point la cause > ni celle de leur expédition sm? Constantinople " , qu'ils épouvantèrent, qui les repoussa, et d'où ils rapportèrent à Kief les premiers germes du chris^ tianisme.

* V, Karamsin, Photius et Constantin Porphyrogénète.

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