‹ Histoire de Russie et de Pierre-le-GrandChapitre 199 sur 359 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

désarmée 4èvant Ndrva } It sort de la €otirl&Ach est décidé par un troisième : il suffit d'tin quatrième pour arracher à la Saice la turbulente Polosj^e, si jalouse de ses franchiser, et qui croit pouvoir^ atec mie multitude d'indépendances in-^ dividodles, se composer une liberté générale.

L'orage GO«itinue; il redouble; un cinquième coup de fou^e éclate jusque sur le trône héréditaire dix Saxon qu'il ren-rèrse. Alors, dans ce roî de Saxe^ si fort de corps et si vaillant, l'esprit s'abaisse : et la main de fer du Suédois ne lâche prise qu'après avoir souillé son rival agenouillé, dans cette fange de bassesse et de perfidie, où, royales comme privées ^ tombent trop souvent Contes les infortuné.

L'emp^eur d'Autridhe se ploie encore plus que sovi vassal ; c'est sans avoir succombé qu'il s'humilie; il laisse^ dit- il en se courbant y passet celte tempête; do«m«i¥t un exen^te dé plus, de cette penévëranoe fle^le de la pdtttique autrichienne^ patiente jusqu'à la ré»gn»tion , et qui sait tout sa^ crises* au temps^ dont ei)e attend tout.

Cependant, a Narva, les meilleures troupes rus^ se», au nombre de trente^^Ieux mille, et attaquées par huit mille Suédois, Ofit été prises, désarmées, détruites. Le cssar était absent. Ce coup de massue terrible et inopiné ne le déconcerte point. La révabed'Asy9klia)i,que provoque la nouvelle forme de vét^ooesis^ «t le fils de l'un de ces stréUtz suppli-

ciés dans Moscou^ Tiendra bientôt s'ajouter à ses embarras. Scheremetef^ le meilleur de ses généraux, pourra seul étoufiër cet incendie; mais rien n'arrêtera le fondateur. Il n'a qu'un but dont rien ne le distrait^ auquel il fait tout servir^ auquel il ramène et sacrifie tout. Il le poursuit sans relâche^ tout au travers de cette guerre terrïUe et des révoltes de son empire. U faut y détruire l'ancienne opinion avec son cort^ d'habitudes et de moeurs y en substituer une nouvdile, et dans ce passage de l'une à l'autre^ soutenir, comme Atlas, et de ses propres forces, ce monde ébranlé; il accepte cç fardeau. Au milieu du trouble d une grande défaite, comme dans les transports de la victoire, il marche du même pas : il fonde , il entreprend en tous genres et de toutes parts, sans que succès ni revers ne le détournent, ni qu'une création lui fasse oublier l'autre.

En même temps qu'il recrute lui-même de nouveaux solikts pour son armée anéantie devant Narva, qu'il les dresse de ses mains, qu'il distingue parmi eux , ceux faits pour commander aux autres , et qu'il change en canons les cloches de ses églises, il court en Samogitie, à Smolensk, tendre une main ferme à la Pologne â)ranlée. Il of&e à son roi six cent mille francs et vingt mille Russes, sans autre condition que de les instruire et de les civiliser; il dompte son clergé, sa noblesse, change eurs moeurs par des lois , par des exemples ; règle

Page 1