CHAPITRE VL 4oi
Toutefois, cette surveUlaiice , tant d'efforts et de soins; cet GÊcàre et cette édbtiQitiie , ces améliorations et ce tri{de impôt d'hommes, de choses et d'argent, n'expliquent point encore la possibilité de tant d'entreprises gigantesques et de résultats immenses, avec un revenu fixe en eépèees, qui n'était évalué en 171 5, par un témoin attentif^ qu'à quelques miltions de roubles. Mais dans les moyms fiscaux d'un empire despotique, ce sont les revenus variables , les ressources illégales et les mesures arbitraires qu'il faut rechercher ; alors cesse l'étonnement, et commendeixt la pitié pour les uns, l'iïKlignation contre les autres, et la sujv prise qu'inspire l'ignorance, en fait de commierGe, de ces hauts et puissans génies du despotisnie , devant l'instinct si assuré du moindre des peiiples libres.
Alors , surtout , on frémit d'épouvante à la vue de la terrible persistance de ces grands hommes , au travers de tant de sbeurs, de douleurs et de sang; comme s'ils s'étaient fait, de lem projet de ^oire on de civilisation, un de cês dieux barbares qu'il faUëût servir à tout prix , et qu'on ne pouvait se rendre favorables qu'à force de sacrifices humains!
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