CHAPITRE III
et se £aiit montrer par ces nouveaux adeptes les produits de leur jeune industrie; comm^ il encourage les plus habiles en les baisant au £ront, en les gratifiant de quelques roubles , enfin ^ en dotant et en établissant maîtres ceux qui se (kstinguent le plus.
CBPBif oàif T f sa joie, comme sa douleur, témoigpe contre cette farouche insensibilité qu'il ne montre qu'avec les ennemis de la civilisation.
Parmi ses divertissemens, qui, tous, ne furent pas grossiers, tels que ces réunions chez sa sœur et ses filles, qu'il avait fait élever avec tant de soins, et chez qui l'on jouait même dès -lors plusieurs pièces de théâtre de leur composition, les siens citent les fêtes de la paix de Nystadt; ils disent la touchante et ingénieuse reconnaissance de leur grand homme pour ce petit bateau à voiles dont la première vue avait inspiré son génie.
Ils racontent avec quel soin il se plut à l'orner, à le faire couvrir de cuivre doré, à l'armer de canons d'argent; puis,, avec quelle précaution il le fit alors amener d'Archangel à Pétersbourg; comme, à son arrivée, il voulut lui-même être son pilote , et que les plus grand» de son empire lui servissent de matelots ; et comme encore il lui fit Élire le tour de sa flotte pavoisée, lui montrant tous ces grands vaisseaux tant de fois vainqueurs, qui saluaient ce simple bateau de toutes les salves de leur artillerie : ^Jin^ disait-il, que ce bon petit grand-père reçût les complimens rie tous ces beaux enfans qui lui devaient leur existence. ,