CHAPITRE I. M
donner sa pi*emière audiettcé' à l'ambas^eur d'Avk tziche, de» cinq heure» du nsoitin^ el au nlUieu du désordre et des arrangemens de aon éabinet d'hÎ9^ toire naturelle* Quant au mmstre de Prttsse^ il n'apujcaûdreleTzar^ avec se»l^Fe9 de eréanoet^ qEkk bord d'au xaisaeau^iet même sur.le kunîev du grand mkt) oit eet empereur tra^iôUaÂt k la ma-^ ndeÎFwe;. il est Tntt^ poeitant^^ que S iênre jf^'obligi^ pas ce annîMaie à s'életer jtisqa'k lui^ r^uvt»!]^ prusskn a:yaavt dilégué ion dèÊant d'kaÊbitiide: foait décliner .oetDer^ptiouaérientte*
£a effet 9 ee n'était pas sans danger qu'on était Siàxaà» a l'hotiiie«ar de partager se» oocupotions»^ et même ses jeux. SoQveait ils coituîstiilenlï à affironbèr les tempêtes; et lorsqu'autour de lui toutes les têtes ^ excepté celle de sa Catherine^ étaient perdues^ il prenait le gouvernail , et d'un œil sûr, d'une main ferme, d'une yoix tranquille, il repoussait le danger, et ramenait à la vie l'équipage , que déjà la mort semblait avoir saisi.
On sait pourtant qu'il était né avec une horreur pour l'eau que tout autre eût crue invincible; mais il l'avait surmontée par l'habitude, son génie s'ëtant servi de cette seconde nature pour dompter en ^ui la première. .
Et qui de nous, surtout , oserait affirmer qu'tme si grande assurance ne tint pas aussi, comme le crurent ses contemporains', à une cause mysté-
* r. Fontenelle.
5o6 LIVRE Xn. — CHAPITRE I.
rieuse? En 17 149 ^^ fort d'une horrible tempête, quand il saura sa flotte, comme César son armée, en confiant à une barque toute sa fortune^ ne répondit^il pas aux siens , alarmés d'une si grande témérité : Que le tzar Pierre ne pouvait se rwyer; quun souverain russe rie périrait jamais dans Veau. Enfin y ajouta-t-il, vous autres Russes ^ vous ne croyez point à la prédestination! Comme si lui seul , A calme au milieu de tant d'hommes qui le jugeaient perdu , eût été dans le seoret du destin : soit puissance d'instinct chez ces hommes singuliers, car tous ont cru à leurs pressentimaas, ou qu'en efiet, instrumens choisis par le ciel, ils eu soient pkis près que les autres hommes. .