CHAPITRE IX
proyinces qu^à des magistrats novgorodiens^ agréés par le posadnick; de respecter le droit exclusif qu'ayait la république de juger ses citoyens , de s'imposer et de commiercer avec l'Allemagne.
Il s'engageait encore à ne point donner à ses boyards^ de yillages dépendais de Noygorod, à ne lem* en pas laisser acquérir ; à ne point favoriser l'émigration parmi les Noygorodiens ; à n'en faire arrêter aucun pour dettes ; enfin , à obliger ses propres boyards et ses juges de ne parcourir les proyinces noygorodiennes qu'à leurs propres frais^ et de rejeter le témoignage des yalets.
C'était à ces conditions que ces orgueilleux et inquiets républicains^ souffraient que le prince rendît la justice, conjointement avec leurs propres juges.
Us ne lui payaient pas d'impôts ; ils lui faisaient seulement des dons gratuits ; ils poussèrent l'exigence jusqu'à régler les heures de plaisir de leurs souverains; ils chassèrent plusieurs de leurs princes^ et même de leurs évêques. On vit cette liberté, trop souvent poussée jusqu'à la licence , régner quatre siècles, en dépit du pouvoir lointain des Grands-princes. Mais ce pouvoir passant de Kief à Vladimir et, à Moscou, se rapprochera d'elle peu à peu, en se concentrant, et finira par l'écraser.
Telles lurent les concessions d'Iaroslaf à un peuple, qui deux fois put armer quarante mille hommes pour le porter à l'empire.