‹ Histoire de Russie et de Pierre-le-GrandChapitre 71 sur 359 · CHAPITRE VIL lag · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIL lag

par l'opinion de la puissance de leur Grand-prince et par les discordes des Tatars. Des bandes de ceuxci errantes dans la Moscoyie^ qu'elles pillent, se sont fait battre; enfin des Tatars ont fui devant des Russes! ils en sont devenus les esclaves, et le prestige de leur invincibilité se dissipe.

Aussi, le cri de fiu-eur du khan, à la nouvelle du massacre de son représentant , sert-U de signal au rassemblement de tous les princes russes contre celui de Twer. On le force à se soumettre au Grandprince, et à se réunir à lui contre la horde..

Trois grandes nécessités commençaient donc à se faire sentir en Russie : l'établissement d'une succession directe, la concentration du pouvoir, et la réunion de tous dès qu'il s'agissait des Tatars.

C'était avoir profité bien à propos des circonstances; car Mahmet-khan, débarrassé aussi de ses guerres civiles ( i58o), vint bientôt avec toutes ses forces pour rétablir en Russie son autorité méconnue : mais il trouva le Grand-prince Dmitry à la tête de tous les princes russes réunis, qui détruisirent son armée sur le Don.

Depuis , et même sous ce règne , il y eut bien encore des guerres civiles en Russie ; Moscou lut plusieurs fois brûlée par les Tatars. Deux ans après la victoire du Don , Tacktamouïsch, un lieutenant de Tamerlan , devenu maitre du Kaptchak , surprit, ravagea la Grande-principauté, la rendit tributaire, et Twer alors se releva. Soixante-dix ans

i3o LIVRE III.

plus tard, on vit même encore deux princes ru «e disputer la Grande^principauté à la horde do: Mais les deux principes destructeurs de Fem] des Tatars , leurs discordes et le pouvoir des Grai princes continuant k se développer, dominèi tout, et finirent par tout entraîna*. On vit khans , même après leurs victoires , concen toujours l'autorité dans la main des Grands-prii de Moscou, et s'annihiler en se divisant entre de plus en plus.

Cependant, Dmitry Donskoï a si bien fo l'autorité des Grands-princes , il a pris en moui de si sages mesures , et laissé de si grands exemp qu'il semble avoir légué , non sa grandeur d ai mais son habileté et sa fortune à son success Vassili.

On voit ce printe, souple et patient avec voisins d'Europe et d'Asie, être, avec ses pa] et ses sujets indociles, fier, féroce même et inc rable. Dans sa marche d'abord circonspecte, i persévérante et mflexible, on reconnaît la p tique aristocratique de ce conseil de boyard de prêtres auquel son père a légué sa jeunesse

Son triple but est, premièrement, de cent les Lithuaniens; et, gendre du prince de Lithua il le combat plus par la politique que par les mes ; deuxièmement , d'afiranchir la Russie du j des Tatars; et c'est par eux qu'à l'exemple d< ancêtres, il continue la réunion des apanages

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