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faut l'attribuer seulement à leur politique y ou bien à leur insouciance religieuse et à leur habitude de commander à des peuples de difiërentes religions; ce qui est certain^ c'est que plusieurs évéques russes résidèrent dans la cour de ces princes païens^ et que 9 soit incertitude^ soit esprit de paganisme^ ces Tatars croyaient à l'efficacité de toutes les prières^ quelles qu'en fassent les formes^ et qu'ils s'y recommandaient.
Et Traiment, leur culte, nomade comme eux^ sans pratiques extérieures > sans point de réunion , sans presque rien de ce qui pouvait séduire et attacher les sens d'une nation si vive^ ne devait pas être un objet de grande importance. Comment donc cette religion^ si vague qu'elle en mérite à peme le nom, aurait^elle été intolérante? L'intérêt de leurs prêtres aurait pu la rendre telle; mais nous ne voyons pas que , chez ces nations errantes , ces prêtres aient jamais pu former un corps et en prendre l'esprit.
Plus tard 9 le mahométisme, qu'adoptèrent ces Tatars, quelque exclusif qu'il soit, ne les rendit guère moins tolérans; et il est remarquable que, bien loin de pénétrer dans la Russie d'Eiut>pe, cette religion s'arrêta sur sa jBrontière. Ce forent ceux de ces conquérans asiatiques, qui entrèrent dans] ce côté de notre terre pour s'y établir, qui forent conquis au christianisme. Ne semblerait-il pas que ces deux religions , se soient enfin et in-
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variablement partagé les difiR^rentes parties de ce monde suÎTant ses grandes divisions géographiques? Mais y remarquons ici , à la limiière de l'un de nos plus profonds génies y que toutes les causes de la polygamie et de Tesclayage des fenunes et des hommes en Orient , sont celles du partage que le mahométisme et le christianisme se sont fait de l'Asie et de l'Ein'ope. Or, presque toutes ces causes tiennent au climat; c'est qu'une religion, ayant, plus encore que les lois, ses racines dans les moeurs, le climat doit avoir beaucoup d'influence sur elle.
Le dogme de la prédestination , qui vient de la paresse et qui y mène , ne pouvait pas non plus s'établir dans un climat dur, avare, variable, qui inspire et qui exige l'activité du travail; ce ftit encore une raison de ce partage de religion suivant les températures.
On a objecté que le christianisme vient lui-inéme d'Asie ; mais ceci prouverait encore plus l'assertion précédente , puisqu'il a été obligé d'en sortir.