CHAPITRE X
Quoi qu'il en soit, au commencement du qua-^ torzième siècle Usbeck devint mahomëtan ; il pensa que ses prédécesseurs , soit tolérance, insouciance ou orgueil, avaient négligé de rallier dans une même foi des esclaves vaincus , qu'il ne fallait pas mépriser. On dit qu'il voulut leur ôter ces traits trop prononcés de dissemblance et d'opposition.
Ce khan parait avoir été bien frappé du pouvoir du clergé russe à cette époque ; on en peut juger par les soins dont il combla le métropolite quand il vint à sa horde. Mais le chrétien dut se méfier d'un prince mahométan qui rangeait toutes ses hordes sous la loi du prophète.
En effet, vers iS^sy, le bruit se répand tout à coup que Schevkal' , parent d'Usbeck, et son amr bassadeur à Twer, y est venu pour massacrer la famille du Grand-*prince , s'asseoir sur son trône , et y arborer l'étendard du pro{^ète.
Le massacre général des Tatars dans cette principauté^ dut prouver à Usbeck la vanité de ses projets. Peut-être ses gueires avec la Perse lui en firent^Ues remettre l'exécution à un autre temps;
' Suivant Levesque, Stchelkhan.
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peut-être même lui furent-ils prêtés, puisqi contenta de faire ravager la Russie et de ch; son Grand-prince. Qu'importe? Il est inuti impossible d'approfondir ce fait ; il suiEt prouve l'inquiétude active du christianisme, vue d'une religion ennemie et exclusive co lui.
La craiiite de l'intolérance tatare contribua encore à rallier les prêtres, au seul pouvoi état de les protéger. Us sentirent que le Gr prince ne pourrait les défendre contre le m métisme et le catholicisme, qu'avec toute forces des Russes, et ils s'efforcèrent de les ras bler dans sa main.
Cette politique date surtout de l'asservisseï de Kief aux Nogais et aux Lithuaniens \ avait conservé des prétentions à la suzerainet métropolite y résidait encore j vers 1^99, elle vint inhabitable; ce pontife alla s'établir à Yladi puis à Moscou. Le chef de la religion se r^ au chef de l'État, et la puissance reUgieuse puissance civile.
Depuis cette époque, on s'aperçoit, à la ma plus suivie des Grands-jprinces, que la polit toujours adroite et habile des prêtres la dirig
D'ailleurs, malgré la superstition générale prêtres n'échappaient pas à la fureur des disco
' De 1299 à i520.