CHAPITRE II
Il est vrai qu'alors, Ivran III était sorti triom* phant d'une autre lutte* Novgorod la grande, Pskof et Viatka étaient soumises. Pendant les sept premières années de son règne et de sa guerre contre Kasan y la peste , la famine , dignes alliées de la ty* rannie, avaient afikibli ces républiques russes, et la peur de la fin du monde, annoncée pour cette époque ^ , en détournant de cette terre les passions deis sujets d'Iwan , avaient laissé aux siennes un jeu plus libre et plus assuré.
Toutefois^ l'insolente Viatka s'était déclarée neutre entre Kasan et Moscoii, et le prince avait dissimulé sa colère, car Novgorod se montrait rebelle ; la chute de Kasan avait épouvanté cette grande république , et déjà : Prenez les armes ! criait -elle aux Pskowiens ; venez anéantir' ai^ec nous la puissance despotique de Moscou ! Il faut donc négliger Viatka , gagner Pskof et ses douze villes, et tout réunir contre Novgorod. Celle-ci tombée, tout suivra.
Novgorod, plutôt alliée que sujette de Moscou,
* En i465 on arrivait à la fin du septième millier d'années, suivant la chronique grecque, et l'on croyait ce terme celui du monde.