CHAPITRE III IJ
« descendant de leurs anciens chefs , pour qu’il les K coinmaudàt. La guciTe fiit heureuse aux Slaves ; « le prince varègue épousa liiuila , fille de Gosto- « mïclz ; il l’enunena en Finlande ; elle lut la mère U du grand Rurick.
<( Güstomïelz fut un chef sage; sa réputation atli- « rait des contrées les plus éloignées, une foule de « princes qui venaient, par terre et par mer, de- M mander ses conseils et s’insti’uire près de lui. tf Le temps vint qu’il assembla les anciens des na- (t tions ; ceux des Slaves , des Russes , Tchoudes , « Mériens , Ki’ivitches , Dragwischiens et Mouro- « miens , et qu’il leiu’ dit : Je ne vois point d'union U entre vous ; vous voulez vous gouverner vous- <( mêmes , mais ce sont vos passions qui vous « gouvernent; la grande Novgoivd périra si vous « ne choisissez pas des princes dignes de vous « conduire. Mes trois Jils sont morts , et vous « Tl avez de salut que dams nies neveux les princes « varègues, Rurick, Cinaf' et Trouvor.
« Il parla ainsi et mourut. Les principaux ci- « toyens , suivant ses conseils , allèrent vcx’s les « U-ois princes varègues. Notre pajrs est grand et K fertile, dirent-ils, mais il est sans ordre; venez « le gouverner d'après nos lois.
t( Les princes hésitèrent, car ils connaissaient M l’orgueil et le déirglement de Novgorod. » Us
■ Ou Sineous.
Il* ÉDIT.
s’établirent cependant à Ladoga, Biel-o-Zéro et Isbork ; ce ne fut (pie trois ans après , en 864 seulement, et depuis la mort de ses deux frères, (pie Ilurick vint s’établir à Novgorod.
On a cru devoir laisser au récit (pi’on vient de lire , sa couleur primitive ; il est cité p;ir les uns , et décrédité , dans plusieurs de ses parties , par les antres. Ce qui est sûr, c’est qu’alors Novgorod était si puissante (pi’on disait d’elle : Qui oserait s’attaquer à Dieu et à Novgorod la grande ?
On sait aussi (pie déjà le commerce de Novgorod s’étendait en Perse , jusipi’ aux Indes mêmes, et de Byzance h Winettes, ville slave très commerçante de rembouchure de l’Oder. On sait encore (pie, vers le milieu du neuvième siè*cle, l’anarchie y na(piit , ou de l’abus de la liberté , ou de l’orgueil de la richesse.
Dans cet état de choses, un fait géographi(pe dut attirer la guerre sur Novgorod. Son commerce le plus actif se faisait par la Balti(pie; il passait au milieu des Varègues russes, guerriers Scandinaves, alors maîtres de cette mer. Il fallait donc obtenir ce passage par un tribut ou par la force : on se battit , et les Novgorodiens fiment tributaires.
Bemanpions ici cette position des trois princes russes dans Ladoga , Biel-o-Zéro et Isbork , autour de la commerçante Novgorod , dont ils occupaient ainsi tous les débouchés. Plutôt (pie d’abandonner