‹ Histoire de Russie et de PierreleGrand, par m. le général comte de Ségur, auteur de l'Histoire de Napoléon et de La Grande Armée, pendant l'année 1812Chapitre 12 sur 332 · CHAPITRE III. ig · texte numérisé non relu

CHAPITRE III. ig

toute idée de négoce et de changei' ses moeurs , Novgorod dut se soumettre; et c’est pourquoi , sans doute, Rurick en prit paisiblement possession.

On assure cpi’alors il se fit appeler Grand-prince; ce rpii suppose d’autres princes; qu’il agrandit la ville, lui donna des lois, et cpie pourtant Vadime le brave , chef du parti républicain , se l’évolta. Mais s’il est difficile dans un pays civilisé, de contenir une armée indigène , comment croire à la modération d’une armée de pirates sur un sol élranger? On a mèmè des traces du gouvernement militaii’e (pie Rurick apporta du Nord. Toutes les villes fiirent distribuées à ses compagnons de guen’C ; mais que le tort ait été aux prote(;tem*s ou aux protégés , le fiût est (pie le pays , partagé entre les guerriers de Rurick, devint msse, et ipie c’est (le cette époque, (]ue date ce nouveau nom de tant de peuplades finoises et slavonnes de la Russie d’Europe, et le principe de leur esclavage.

Quant à la complète de Kief, par Askolcl et Dir, sujets de Rurick, on n’en connaît point la cause, ni celle de leur expédition sur Constanlinople ' , (pi’ils épouvantèrent, (pii les repnissa, et d’où ils . rapportèrent ;> Kief les premiers germes du chris- ■ tianisme. ^

y. Karaïusin, Pliolius et Constantin l’orpliyrogénète.^

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