‹ Histoire de Russie et de PierreleGrand, par m. le général comte de Ségur, auteur de l'Histoire de Napoléon et de La Grande Armée, pendant l'année 1812Chapitre 125 sur 332 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

fies Grands-princes. Au reste, sans cel exemple de leur chef étranger, leur modèle, il aurait bien fallu qu’ils s’y rangeassent. En Russie, l’obéissance aux fils de Rurick, aux princes du sang de saint Madimir, était une religion presque aussi puissante cpie celle du Christ; ces descendans de sainte Olga, • de saint Vladimir , de saint Alexandre Newsky , ap<}tres, fondateurs et martyrs de cette religion, en paraissaient à leurs peuples les véritables chefs.

Enfin, ce n’était que comme coi^ps, que le clergé misse aurait pu être puissant devant sou Grandprince; or, les désordres intérieurs, l’étendue du pays, sa dépopulation , séparaient ses membres; de sorte que, manquant d’ensemble , il resta sans force politique. t, ^

Mais la principale raison du défaut d’eusemble de ce clergé, se trouve dans sa constitution intériem'e.

La religion grecque veut le mariage de ses prêtre^; cela seul a suffi pour les empêcher de fomner, comme aillem’s, une seule etgi'ande famille, puisque chacun en eut une à part. Ces mariages divisèrent en une foule de soins et d’intérèts pai-ticuliers cet intérêt commun , cette amliition collective , cet esprit de coips , fjui sans^ cela aurait été Tunique et constante occupation de tous ses membres.

De plus , ces popes , isolés et difspersés moralement , comme ils Tétaient matériellement par l’étendue du pays, avalent seuls le droit de confesser ; tandis qiu! les moines qui^ cfdibataires ,

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