CHAPITRE VII
fie sa propre réunion à la Lithuanie, qui, bien pins (p’elle , avait profité des malheurs de la Russie.
Du rest^, tout en elle a été contre elle; sa position ^éfl|;raphique , qui l’a obligée de faire -face de lontei ^arts, quand la Russie, adossée aux glaces du Noixf ,'-y était inattaquable ; sa religion latine , <|jii déconsidéra sa dynastie, en la mettant aux pieds de *ses^|frêtres , tandis que les Rurick puisèrent flans leur culte grec leur droit divin ; enfin , jusfju’à cette lopgue mreté de princes du sang de Piast, ji^oifpie d’abord elle eût donné à la Pologne la , ^supériorité sur la Russie, divisée plus tôt, qu’elle en apanages.
Car che»4e«i(^sses, l’éternelle querelle du pouvoir s’étant d’abord et exclusivement établie entré princes du même sang, y dut être encore moins funeste' à la dynastie régnante et à l’esprit monarchique qu’en Pologne, où, à défaut de cette multiplicité de princes de la famille régnante , cette grande et inévitable querelle s’éleva entre le roi et ses nobles. •
Ajoutez les prétentions de ceux-ci, (pi’excitaiênt, ou leur contact avec cette fière aristocratie allemande,, de nos jours encore souveraine ; ou peutêtre, l’origine évidemment élective de leur premièi’e lace , qui dans ce cas , fut moins respectée en ce (jii’elle avait de plus respectable."
Remarquons surtout, l’abaissement devant leui’s évêques', de ces rois déjà vaincus, dès io35, par
j54 • livre V.
ietirs iiobl«s. lU sHCCombèrent encore , et perdi- "l'eiît'jnstju’à leur titre, en 1080, devant 1 alliance fie' cette aristocratie guerrière avec l’^istocratie i-eligieuse des évêrpies polonais , armés defe foudres
de Home.- ^
Viennent alors les partages de la Pologne tpiand , \ers 1097 et 1 1 5o ou 58, ses princes du sang s’étant enüu multipliés comme en Russie, prétendent k des apanages. L’autorité royale en est encore aflkiblie ; la noblesse devient le seul point d’appui des princes du sang dans leurs tpierelles ; son impor^ tance .s'en accroît si bien , (pe vers la fin dû dou-' ziènie siècle (1175), souveraine arbitre de ses princes, elle dépose Miciezlas, et yeut rendre la üouroune elective.
./^nsi, pour une anarchie de princes qui dévore la Russie , trois anarchies, de princes, de nobles et de prêtres, désolent la Pologne. Ces germes d’au- ^ tocratie .d’une part , et d’anarchie de l’autre , upe fois établis, le temps et les accidens qu’il amène, les développent. Vers la fin du quatorzième siècle , quand-,, en Jl^sie , le pouvoir qui n’est point sorti de la grande famille de Rurich, se fixe dans l une de ses branches, pour s’y concentrer et s’y accroître de plus* en plus, pendant encore deux siècles de • longé^ité^Ja .dynastie des Piast meifft en Pologne
5 C’est alors que la noblesse polonaise, déjà si fière et si inrpiète devant ses souverains indigènes , se