CHAPITRE 1. 25ç
suite si élomiante de gi’ands hommes et la durée de loitts fèj^ies; ce Rurick, fondateur de l’einpire; • cet OJeg^ cru tftagicien ,*tant il est puissant et infaillible, et dont la lance, coupée dans les forêts du Ladoga, va' s’enfoncer dahs les porteé de Byzance; cette Olga , digne régente entte tant de gueii^iert si* remarcfuables , mère de Swiatoslaf, l’Achille russe , aïeide de ce Vladîmir-le-Grand , concpiérant de la Crimée et de la Livonie ; fpii porte , en p88 , la Russie gothique à son plus haut.degi-é de puissanèéj la fait chrétienne, et commence sa ciyilisation; enfin , cct laroslaf, son premiêé lé^slateur, tpii Cn soutient encore le poids informe jusqu’en io54.V Néanmoins, toujours suipris de'l’inimensë et soudain développement d.e l’empire de ces Varcgrtes . ♦ russes , on en a cherché cle nouvelles causes dans leur attachement exclusif pour leurs priiicés du sang de Rurick; dans ces gardes si dévouées, organi«‘es hiérarchiquement et si lHer; exercées; dans leur tactique, leur discipline et leura armes de , fer,^i supérieurèsa celles dès Slaves: On l’a encore attribué à leur i-eligion , lout<} ^eri;ière, à ce génie ^ des confluêtes qui enflammait alo^ tous les Normanlfe; enfin, ^ ceiiuçursiohs irisuppôrtablcs des» harbai-es noniades^u Sud. Ils onlfobli^é Kief d’appeler à son secours les barlMires du Nord; cette grande ville du Sui^ jirëféré les procès varèguçs , qui cn^hissaientpoi«r s’établir, auxnomades orientaux, tpii'h’uspirafent qi^’à piller et à détriui'é.
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Qui de nous pourrait alors ^tre sm-pris tpie,
, comme tous les protecteurs armés, ces'^Nortnands ’ soient devenus maîtres? L’appréciationMe leurs forces par leur réunion , sous un seul chef héréditaü'e , à d’aillem's fait ressortir la faiblesse des Slaves, divisés en petites peuplade» indépendantes, et conséquemment sans chef et sans ensemble. De là , "cette prépondérance des uns et la soumission "si 'prompte et si générale des autres; sans oublier la politique souvent habile dés première princes russes avec ces Slaves, dont ils descendaient par leure mères. Elle àe montre dans leure soins à protéger les Slaves contre leure Varcgues, et enflii à confondre c.e& deux peuples dans un même nom ,
. , celui des vainqûfeurs ; dans une même langue , çellé des vaincus;- dans \uie- même religion, celle du Clirist; et sous un même di-apeau , dont alors ^ le mot de ralUement, plein d’attrait, était le pillage de Bjrzance.
 oes causes de la fondatibu et dù^ nSiracAletnt
agr^tndissenient de la Russie gothique, on a joint ^celles dè*sa décadence, ou sa diVision en apanages : d’où naissent , dès la mort de Vladimir-le-Grand , jd’horribles guerres civiles ; le' sac de Kîef par les Polonais , vers 1018 , et plus tard le bizarre et &tal usage de la succession entre frères et d^oncle à neveu, tpii remplace la succession directe.
De là encore , et malgré les v^us de Vladimir Monomaque et la politkfue d’André , un'i^ouble-
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• CBAPITRE I. * a6i
rueiil (l’apana^es «t de dissensions intestines; on en a vu la malheureuse Russie toute déchirée, quand tout à coup, en 1324} Gengis-khan , remuant toutes les hordes asiatiques, eu amoncèle les (lots , les fait déborder de toutes parts , et inonde de l’une de ces vagues de feu et de sang, et pendant plus de deux siècles , l’empire mort'elc des descendans de Rurick.