CHAPITRE II
La date de cette dex’nière gi^ande invasion du nord de l’Eim)pe par l’Asie , marque le commencement de la troisième période de l’histoire russe.
En essayant d’expliquer cette grande invasion , on a montaé tout ce (pie , dans cette ferveur des commencemensj les’Tatars mirent de rage dévastatrice , d’ensembltj , de suite , de politirpie astu- * cieuse et d’active habileté , à consommer leur.con- (|uêtc et à s’y affermir.
Dans cette fortune de l’Asie , en ôtant au hasard une partie de la ti’op grande influence , cpie partout la paresse ou la faibhîsse de notre esprit lui accoivle, on a fait grande la part des fautes des vaincus; celle de l’impulsioii victorieuse donnée par un homme tel (pie Gengis-khan; enfin, celle de l’ascendant (pie , dans cette lutte de barbarie , durent avoir sur des habitudes et des moeurs de citadins et d’agricultem’s encore barbares , des moeurs et des habitudes de barbares nomades.
Mais bientôt, on a fait remarquer en eux le relâchement , suite des grands succès ; les négligences de l’orgueil y les dissensions intestines , nées du repos , état contre nature chez des barbares dont l’(;sprit inculte Ignore l’art de jouir, et qu’ils ne