‹ Histoire de Russie et de PierreleGrand, par m. le général comte de Ségur, auteur de l'Histoire de Napoléon et de La Grande Armée, pendant l'année 1812Chapitre 146 sur 332 · CHAPITRE lll · texte numérisé non relu

CHAPITRE lll

Cependant ^ la mort d l\vaii IV cl la cliule de sa race ne terminent point la (piatricuic période ; on y doit joindre les temps de confusion qui sui- Viient ; leur honte ne doit point appartenir à la seconde dynastie ■ résultat des fureurs d Iwau IV , pourquoi séparer de 1 époque où vécut ce monstre, ces quinze années de cQri-uption , d’hori-eiu- et de dissolution qu’il laisse après liû? longue et dégoûtante décomposition du cadavi’C d un tyran !

C’est en vain qu’il a voulu se survivm De ses trois fils, le premier fut seul capable, et il l’a tué de sa main dans un accès de fureur ; le second , Fœdor, est un de ces êtres souples, dociles, comme jl en faut à oes tyrans , mais aussi tellement inuapable, qu’Iwan est forcé de le léguer, avec cette puissance autocratique dont il^ était si jaloux, à un conseil de ces grands, qu’il n’a jxis pu tous écraser.

Toutefois, son attente trompée, quant au tyran, ne le sera pas en- tyrannie ,* (^s grands vont se disputer ce pouvoir, tellement fait de violence et de despotisme ,-quc le, plus astucieux et le plus méchant de tous, seje» seul capable de s’en saisir et de ICiConserver. Boris Godounof est cet ambitieux.

Une coutume oritïntaleT'qui autoi'isait les mésal-'

lianccs des princes avec leurs sujettes , a fait de cd

Boris , de ce descendant d’un Calmouck , le beau-

frère de Foêdor, dernier souvcrain'de la race de

Rui’ickj czar débile (pii ne peut viATC., et*do^it le

frère etruiiique héi ilier, rinfrtrtuué Tbaitrj^’ést

encore (pi’uii enfant.

Ainsi, la couronne de Rurick (;st à la portée dô# fils d’un Tatar. Il l’isoi^^ et (piandy-par là 'calom^ ,nic, par l’êxil , par le poison,- le -traîtiyîi’èst fait pljpe, il se trouve si près du troiiè (pie j monter, il n’o plds (ju’un (jrime à ebmfftrtti^ t’est alors que le raalkt'uiTinr* Dmitrj^ relégiié‘'dans Oiiplitch , y «St assassiné, et (picy^tté ville entière, témoin et dénoiici^trice du meiirfre St ^ détniite, comice si elle^'ij»<!nt,été la complue. *"

Le cruel sait à la fais éSnuneJÉi-e dW crinict^ut ' t

r.TOmii^o^d^;| peii^gflif, leffj^iit B^Sès adei^ts.' . Daus eSttiÿmêwe il a 4iié^iiAi^é liéri-

.tier^du trôri^j^^^ai^/»ute âlf^a'^rdidf'f&mbition eit.uu évê(j|jili gffc<j^(fe»3Bnq^réscki|i^^s 'hircs , pour a(îl^e<»de lui le d^îî;deT<^éw .en Russie^ un tm^rché, (j^l doÿ^ipïi lui l'çntlre <»uronn«ft* ..

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■* tc^ndantje^st^^ (pi’il ne ^eut trompe:^^ éfcarîes feu écrasés- par la t^-reiu'; Jivpietitc

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