‹ Histoire de Russie et de PierreleGrand, par m. le général comte de Ségur, auteur de l'Histoire de Napoléon et de La Grande Armée, pendant l'année 1812Chapitre 178 sur 332 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Ce fiit alors que la grossièreté de ces texnp's* l’obligea de donner un réglement k cette ‘sociélé^ Mais, d’abord, il fallut que, dans un préambule , il expliquât à ces barbares ce qu’on 'appelle une réunion dans l’Europe civilisée ; puis , comme la plupart des grands hommes, sachant descendre aux moindres détails , dans les premier, deuxième , quatrième et sixième articles ,. il établit que chacune de ces assemblées sera annoncée par un écriteau ; il décide ({ue tout homme de distinction , noble, officier supérieur, marchand, employé k la chancellerie, et maître ouvrier (c’est-à-dire, surtout charpentier de vaisseau, et maître' constructeur), y pourra venir avec sa femme et^en sortir k son gré, de ([uatre k dix heures du soir.

Les troisième et ciiKpiième<* articles imposent l’obligation de saluer en entranf et èn sortant. Du reste , ils veident que l’hôte , comme la société , soit libre d’aller,'de venir, de s’asseoir, de causer, de boire dans les'appartemens,'dès qu’il les a sufllsamment garnis de chaises, de liqueurs et dé toutes soWesdêjeux. (

Le septièmè article va jusqu’à indiquer la. place des'domesticjues. *

C’est {Jar le cinquième tpie tout contrevenant, est

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tenu de vider k l’instant le grand-aigle, gros bocal plciii d’eau-de-vie , grotescjue piuiitiou que l’on retrouve dans les mœurs chinoisès : Pierre inflige ainsi comme peine ce rpi jusque-là était un plaisir. On ignore si ce fut pour en dégoûter, ou plutôt afin d’offrir k ces débauchés un attrait de plus pour ces réunions où leur mélange avec des femmes et d’industrieux étrangers devaient un jour les adoucir et les éclairer.

En même temps qu’il appelle en Russie ces étrangers de toiit état , dont il s’est rendu capable d’apprécier le^ mérite , il pousse hors de la Moscovie , vers l’Europe , une foule de.jeunes nobles. II veut consumer en eux , au foyer même des lumières , le vieil homme russe j il prétend leur faire apprécier les, biens qu’ils repoussent,- en les forçant de les connaître.

(f ejt* encore alors qu’il a confié k une administration régulière, composée de marchands choisis, la perception des revenus de l’État. Justpie-la, elle avait été livrée ,, par grandes circonsci’iptions , aux boyards qui* la vendaient’ en détail aux gouverneui’s.^es villes; ce fpi établissait un trafic infâme de la fortuné publitpie, et mettâit, dans la main de ces traitans armés, tous les pouvoirs.

Un autre ancien usage fixait, k la saison des fruits, le commencement de l’annéjp, comme représentant le commcncenient de l’univers.

C’était avoir décidé cette question de primogé-

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