CHAPITRE
L’empire de Russie a 368, ooo milles (piiiizc au degré : 100,000 milles en Europe; plus de 245,000 milles en Asie, et le reste eu Amérique.
Cet empire se compose de la moitié de l'Europe «!t du tiers de l’Asie; il est la neuvième partie de la terre ferme.
Son sol européen est couvert de cinquante-huit millions d’iiabitans; sa partie d’Asie, de deux millions; sa partie américaine, de cinquante mille : c’est en tout soixante millions d’iimes ', ce qui ne donne encore par mille carré , tpt’eiïviron cent soixante-un habitans.
Dans cette population , et en Europe seulement ,
• Les statistiques, jusqu’à l’an 1819, ne portent guère la population totale de la Russie, au-delà de quarante-six millions d’àmcs ; mais en i8au baibi l’a fait monter à cinquante-quatre millions ^
Ilassel, en i8‘^5, à cinquante-neuf millions deux cent soixanteti-ois inille sept cents ;
Malte-Brun, en f8a6, à cinquante-neuf millions au moins.
Il est vrai que Veydemeyer vient, en i8’j8, de la faire redescendre à rimpiuntc-troU millions j mais les calculs de Baibi et de Hassel ont ré|)ondn d’avance à cette âerhièi-e «^luation , qu’ils jugent fautive. * ‘ ’ 'T.
Il' jillIT. I
a LIVRE I.
on distingue deux millions et demi de Finois, moins de cinq cent mille Teutons et Scandinaves , et cinquante millions de Slaves , dont quatre millions de Polonais.
On assure que le sol russe serait susceptible de nourrir cent cinquante millions d’habitans , et que sa population s’accroît annuellement d’un demimillion d’âmes.
Les monts Ourals , le fleuve du même nom , et la grande chaîne du Caucase, séparent sa partie • d’Asie de celle d’Europe.
Partie dAsie. Le sol de la Sibérie penche vers la mer Glaciale , et y verse ses eaux ; cette inclinaison, et l’élévation de l’énorme plateau où ses fleuves naissent , sont les deux principales causes de la rigueur de son climat.
Sa superficie est d’environ sept cent mille lieues carrées , dont les deux cinquièmes seulement sont susceptibles de cultm’C. Le sud-ouest est remarquable par sa fertilité; mais au nord du soixantième parallèle, et à l’est de l’Iénisseï, tonte culture cesse ; sans doute parce que le grand plateau de la Mongolie, domine d’une hauteur égale à celle des Cordilières, cet espace désolé cpi’il resserré contre le nord , cpi’il y expose, et cpi’il place ainsi entre deux glaciers éternels, le sien et celui du pôle.
Des monstres huileux remplissent les deux mers de cette triste contrée; d’énormes bancs de poissons font déboixler ses rivières; ses plaines, ses
Olgitized by