CHAPITRE IV
Telles ont été les paroles menaçantes du Tzar à son fils, et dont il dépose devant ses grands.
Il ajoute qu’ Alexis, deux mois et demi après, ♦ découragé sans doute par la naissance d’un fils de Catherine, a répondu : « Que son père pouvait (• disposer de la couronne pour ce jeune frère ;
« qu’il l’en priait même instamment, se sentant « trop affaibli d’esprit et de corps pour gouverner U tant de nations. »
Mais alors , leur maître , irrité , a écrit encore à ce fils opiniâtre : « Qu’il n’a point besoin de son « consentement pour décider de la succession au H trône; qu’elle ne dépend que de sa volonté; qu’il (( voit que ses recommandations n’ont point été « jusqu’k son cœur, puisqu’il n’y a point répondu.
«Si, de mon vivant, vous méprisez ainsi m<;s « volontés , les respecterez-vous davantage quand *
« je ne serai plus ? ■ ^
« Vous jurez de renoncer au trône , mais com- « ment se reposer sur les sermens d’un cœur eu- * . « durci ? Quand vous auriez à pi'ésent dessein de*’ ^
« les tenir, ces grandes barbes, qui vous toiu'iieiii •* « à leur fantaisie, vous forceraient bien h manquer. . ' « à voti e parole. » Et il ajoute : « Que déjà le pen-
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(f chaut d’Alexis pour ces opiniâtres Moscovites « leur rend l’espoir de retrouver, sous son règne ,
<( ces emplois dont aujourd’hui leur débauche et K leur oisiveté les éloignent. »
La fin de cette lettre lui reprochait son ingratitude. « Loin d’aider son père, il blâme, il calomnie « tout le bien qu’il fait aux dépens de sa santé, déjà « altérée pour l’amour et la prospérité de ses sujets.
« 11 a donc de fortes l'aisons de croire que sou fils renversera tout, s’il lui survit; mais il n’aban- « donnera pas l’État à son caprice. Qu’il se rende (( digne du trône , ou qu’il entre dans un mo—
« nastère ; sinon , il le traitera comme un mal—
U faiteur. »
Le Tzar continue : Alexis lui a répondu qu’il veut être moine ; il lui a demandé , par un billet , d’y consentir. Sa maladie l’empêche d’écrire plus longuement. Telle a été la réponse brève de ce fils rebelle.
Cependant , son père s’est encore rendu près de ^ lui ; il lui a renouvelé ses pressantes sollicitations, ses repi’oches contre son incapacité volontaire ; et , dans l’espoir de vaincre la persistance de cet opiniâtre a préférer le cloitre , il lui a donné six mois ^ encore pour en peser les inconvéuiens. t .. Ce Tzar est alors parti pom* le Danemarck, la Hollande et la France, croyant laisser Alexis fixé, ^ par une gi-ave maladie , sur un lit de douleur, d’où !. ce prince s est relevé plein de santé le jour même ,
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