CHAPITRE VII
Les strélitz seuls du disti’ict de Moscou étaient alors, dit-on, au nombre de t[uarante mille; leiu^ officiers étaient encore pourvus de fiefs amovibles; ils recevaient même annuellement du Tzar des vétemetis , comme jadis les fidèles ou les gardes des premiers des Rurick. Mais ces janissaires russes . n’avaient point suffi au grand-père de Pierre-lc- Grand ; il avait introduit dans son armée beau- . coup d’officiers étrangers ; plusieurs régimens allemands furent meme à sa solde. U est vrai que la , jalousie des nationaux contre ces étrangers avait perdu cette armée devant Smolensk.
C’est pouixpioi Pierre semble n’avoir i-emartpié . • dans ce siècle cpie les efibrts de son père. C’estd’abord la création, en i645, dn l’égimcnt régulier de Butei’sk, fort de cincpiante-deux compagnies, •. et de cinq mille deux cents hommes ' ; celle du • régiment d’Alciel oti de Moscou, en 1648, et de la ‘ même force; c’est encore l’introduction dans Par- ‘ mée d’une foule d’instnicteurs européens. Alexis . y a répandu le premier livre militaire cpii ait été connu en Russie; il l’a augmentée des cosaques • de l’Ukraine , et Smolensk enfin a été reconquise , à l’aide de sept régimens russes déjà organisés à l’européenne.
Mais on vient d’entendi’e le vainqueur de Charles XII déclarer qu’après Alexis, l’armée nisse est l’etomljée en désordre, en enfance, et dans une telle
’ f'. Man.stein, Vspvol,.Ham. de Hay, etc., rtc..
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