LIVRE XII. — CHAPITRE II
mière pièce du théâti-e russe , on se croyait , par les yeux surtout, a dit un ministre étranger, dans une société de Londres ou de Paris.
Ce tzar, si terrible pour son fils rebelle à la civilisation , venait chaque jour chez ces princesses leur demander compte de leurs études. Quand elles avaient augmenté leurs connaissances, il les baisait au front, les récompensait de sa main, s’écriant quelles étaient bien heureuses; qu’il enviait leur éducation; qu’il donnerait l’un de ses doigts pour en avoir reçu une pareille! Car il vécut doucement avec ses filles , ce père dont elles se plurent depuis à rapporter tant de traits de bonté, et dont la jeune Natalie , qui ne lui survécut que de quelques jours , ne put, dit-on, supporter la perte.