CHAPITRE III
damant le droit dos Izars, de disposer de l’empire, il préparait ses sujets k méconnaître les droits . de son petit-lils, enfant de sa victime; c’était en • même temps leur annoncer, pour son successeur , • Catherine I" avec son entourage de grands , indigènes et étrangers. Par là , il voulait surtout maintenir son œuvre de civilisation , et la sauver des mains de sa première femme répudiée, grand’ mère ^ de l’héritier du trône , et qu’il redoutait comme tutrice.
C’est encore par une même politique , ([u’en 1724, en revenant des eaux thermales d’Olonetz, T. où l’avait conduit une violente attatpie de dysurie, il annonce par un manifeste le couronnement de ^ • Catherine. Événement inouï en Russie , où jamais / ' . femme n’avait été couronnée ! Cet acte donnait implicitement le droit de lui succéder, k la com--,.. * pagne de ses travaux , et conséfjuemment k ses * filles; k des princesses élevées dans les arts modernes ; enfin , au sexe le plus intéressé au maintien ‘ , ,* de la civilisation et de ses progrès. Ceci, a dit lev , Tzar, en montrant cette nouvelle couronne, ceci ** , confère à Catherine le droit de régner peut-être un jour; elle a sauvé Venipire au Pruth, elle sau- * 4 rait sans doute maintenir tous nos utiles établis- < ■■ semens. * ‘ ^ "■ '
En même temps, ce prince recotinaissant veut * .
' ^ Stcck de PinrC’lc-iirand. v/ *
5i8 LIVRE XII. — CHAPITRE III.
tpic le bonhem- et l’éclat de cette jomnée M>ieul doublés par les liançailles de sa fille Anne et du duc de Holstein. Enfin, aux yeux de la Russie entière, lui -même pose le diadème sur le front de y Catherine, et. l’esclave de Mariembourg est associée à l’empire !