CHAPITRE VII. il
d’elles y reçoit en masse le nom d’un saint. Ëhsuile
il outre les vertus chrétiennes , comme, il a outré les vices du paganisme ; il dissipe les revenus de l’État en aumônes , en fondations pieuses , en . repas publics , par imitation des agapes des premiers chrétiens. 11 n‘ose plus verser ni le^ sang des criminels, ni même celui des ennemis de la patrie.
Toutefois, on le fait bientôt revenir de cette exagération ; alors enfîn , il fonde des villes dans lesquelles il transplante ses sauvages sujets. 11 établit des écoles où il fait traîner les enfans des- principaux Russes : car son pouvoir paraît sans bori^ps.
Ce colosse informe méritait une page d’histoire , puisque la Russie lui doit une religion toute spirituelle , ses premiers germes d’instiniction et de civilisation , et sa plus grande’ gloire gothique. .
Mais il gâta tout par le partage de l’empire entre
ses enfans. laroslaf l’un d’eux , lui refusa le tri-
but de sa principauté. Sa révoltée fît movp’ir'de douleur; elle le punit de eette division dte l’empu’e en apanages. , .>,
Cette faute est répétée si obstinément depuis ce Grand-prince, qu’il en faut chercher la cause 'daiis les mœurs des temps et dans la nécessité des circonstances, plus encore cpie dans l’imprévoyance de tels hommes. ^ ,
Ces partages étaient indispensables. On donnait
. * • . . , * une ville à uu 'prince pour satisfaire k telle partie
de sa subsistance ; une autre ville pour telle autre