CHAPITRE V
et dc'jà appesantie , ne peut plus former sur le papier (pie des traits confus; lui-méme n’y peut lire que ces trois seuls mots : Rendez tout à .... C’est alors qu’il a fait appeler en toute hâte la princesse Anne, sa fille chérie; mais (juand ellç est acœuiTie, d^à la voix, comme la main et tout le côté gauche du corps de son père, n’existait plus. Lui, s’ellbrce d’achever, mais vainement; sa volonté existe encore entière ; mais sans inlennédiaire avec ce monde. Ce souverain si puissant , vivant encore , au milieu de son peuple , entouré des siens et dans les bras de sa famille , ne peut s’y rejoindre ; il en reste séparé et seul aux prises avec la mort, contre latpielle il se débat encore pendant quinze heures d’une horrible agonie.
Enfin , le 28 janvier , vers (piatre heures du matin, ses yeux se ferment pour jamais, et c’est à l’heure habituelle où, sortant d’un autre sommeil, il reprenait charjue matin les soins de son emph’C, (pi’il termine cpiarante-tmis ans de règne et cincpiante-deux ans d’une vie dont la Russie vit encore.
C’est à cette vie (pi’elle doit le premier éclat dè‘ sa gloire et tous ses reflets : les grandes vies étant • celles (pii ne meurent point dans un seul homme, et (pii semblent se transmettre, en se répétant, dans une longue suite d’imitateurs : œmme ces grands ouvrages du génie, créatem’s de tant d’autres. *'
' f'. la note (5) à la fin du volume. . *’* *
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