CHAPITRE VI
. Historiens du dix-neuvième siècle, en détestant les violences de ce prince, pourquoi nous étonner de son despotisme ? Qui pouvait alors lui Apprendre , qu’être vraiment libéral ou moral , est une même chose? Mais qu’importe qu’il ait ignoré que la morale veut la liberté , comme le bien-être le plus général possible? Tout ce qu’il fit pour ce bien-être, c’est-à-dire pour la gloire, pour l’instruction et la prospérité de son empire , ne s’estil pas trouvé fait pour cette liberté, dont ni lui •^ni ses peuples n’étaient encore dignes? Ainsi , sans songer à elle , Pierre-le-Grand a plus fait pour elle , que tout ce que les rêves de libéralisme ont déplais imaginé qu’il eût dû faire ! Ses peuples lui doivent leur pas le plus grand et le plus difficile vers leur émancipation à venir. Qu’importe donc ^n horreur pour le mot, s’il a tant travaillé pour la chose. Puisqu’il fallait là du despotisme, à quoi pcmvait-il mieux l’employer?
.' S’il y eut excès, s’il crut souvent juste de faire à' ses' ennemis tout le mal qu’ils lui souhaitaient , et pour conquérir son pays à là civilisation, de le traitei’ comme une conquête; enfin , s’il vainifuit .dansrs’es' Russes leurs mœurs barbares avec