LIVRE-U: — CHAPITRE I. g
d’aller piller Constantinople /d^Temie leur métropole religieuse. Forcés désoi4nâis à contenir leurs peuples plutôt cpi’à en conquérir d’autres, res Giands-priuces, adoucis par le christiaiusme, éclairés par ses prêtres, avaient enfin senti qîi’il fallait donner des lois, des propriétés et de l’instruction ' a lenj-s sujets, pour les gouvern«*r.
Voilà leur pensée, nous avons vu leurt moyens;
voyons les obstacles et le l'ésullat..
Le commerce de l’empire avec' l’/îsie et les Grecs; ; le service lAilitaire de beaucoup de Russes '
dans ConstanGnople; les'expéditions plusieurs fois
heureuses des Grands -princes vers ce centre de > civilisation; la position de Cherson , (jue,' sous * quekpies rapports , on pourrait compare/- « ceRe de Marseille; c’étaient là des causes de peifec^ tionnement. Ajoutez-y le voyage d’Olga à Cons-‘ tantinople et s.V conversion ;r ces nombreuses fondations de villes et d’écoles par Vladimir et laroslaf; les lois de celui-ci, la giande quantité de prêtres et d’artistes grecs de tous genres , que tous deux. attirèrent en Russie,- les soixante-dix années de dui-ée dè leurs règnes, et<le leur ardeur à civiliser leurs peuples; ènfin , les esclaves qu’on ramenait des expéditions, tpii repeuplaient le pays,
• r. Vakout le gikjgraphe; voyez l’influence de la civilisation asiatique sur ces grands Bulgares du Volga, qui, au dixième siècle,
U temps de VUdiiuir-le-Gra»d , étaient agriculteurs , manufacfiiriers, eommerçaiis, et habitaient des Villes de pierre,
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OU qui l’éclairaient quand ils étaient Grecs; tout rcla, sans doute , devait avoir contribué à l’instruction des Russes , et commencé à les rendre supérieurs il Iciu-s voisins. ^ . j
On peut en ^uger par ce que les contemporains ‘ ont dit de cette Kfef, appelée par eux la Capoùe, la Constantinople du Nord, et de cette grande muraille de brirpies qui l’entourait, de sa porte dorée comme celle de Byzance, de ses cpiatre cents églises,
, de son luxe , des riches vetemens qu’on y voyait briller, de ses bains d’étuve, de la mollesse de ses moeurs , corniptrices de l’armée polonaise ; enfin , de ses l’epas somptueux , où concouraient les vins des Grecs , leur argenterie , et jusqu’aux productions des Indes. Sans doute aussi la longue possession depuis OIeg avait adouci les moeurs, fonné ' des liens et consacré tpielques devoirs.
Mais la barbarie, renouvelée par des guen’es continuelles , étoulFait ces germes de civilisation.
Pom* concevoir les difficultés de cet empire, qu’on se figure la capitale de ces Grands-princes , au milieu de déserts où se perdaient devant eux des hoixles inconnues , pour en ressortir sans cesse en soudaines irruptions. Voyez- les environnes de barbares, tout barbares eux-mêmes, et rognant
• y. Karamsin, et Dittinar (celui de Mersebourg, qui mourut en ioi8), et plus tard Plan Carpin liiinnciiie, ac(niirant Ja .perfection du travail du riche trône des Khans, ouvrage do8>orfèvres russes. . * ' : , . • ‘ ;i'