CHAPITRE
sur des barbares dont peu de^lois, de villes et de propriétés leur répondaient j enfin, dans l’impossibilité de gouverner des provinces si lointaines, sans les parcourir six mois par an à la tête d’une année, ou sans en confier de gi-andes portions à des lieutenans , cpii pussent les contenir et les défendre. De là, des guerres civiles entre ces grands vassaux, telles <pie celles cjui portèrent au trône Vladimir et laroslaf; et, de ces dissensions, des renvcrsemens de fortunes établies , passant aüx mains d’hommes nouveaux, nés de là ‘gueiTC et des révolutions ; enfin , la civilisation naissante sans cesse interrompue.
■ Toutefois, l’introduction du christianisme était un des pas les plus directs vers cette civilisation ; et si, les efforts, d’Olga', de Vladimir et d’Iaroslaf, n’avaient pas été contrariés , on doit croire que la période dans laquelle nous enti’ons aurait été moins sanglante.
Il faut ici rendre hommage au génie du christianisme ;• pendant cette seconde période , il inspira à cette foule de descendans de Rurick , qui se partagèrent la Russie, la plupart de leurs belles actions; il fit des meilleurs de ces princes, de véritables grands hommes : il modifia les mœurs, et arrêta quelquefois la main criminelle des' plus mauvais. Si l’on en croit Karamsin , dans aucune famille de princes barbares on ne vit plus de sanglantes discordes et moins de fratricides; les prêtres grecs.
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lumières de ces ténèbres détournés de leurs subtilités religieuses' par la givissière rudesse fpii les entourait', dépendans des princes, et n’ayant qu’à perdre à cett^ barbarie , parlèrent souvent le sublime langage du Christianisme.
Mais cdro|n,ent civiliser des barbares entourés de barbares ? Olga ne fut pas écoutée ; son Gis Swiatoslàf mèn\e lui i-ésista. Baptisée à Byzance par Constantin Poi’phyrogétiète, (piand, à son retour, elle essaya *(ïè convertir ce jeune guerrier, il lui répliqpa : Je ne -puis adopter seid cette religion nouvelle; nies compagnons se moqueraient de moi. Singulièn; l'éponse , (jui semble prouver (pie le ridicule a été dé tout temps, la plus puissante des armes anti-rclicicuses. • ■
Cette ai'irte fut trop faible contre .Vladimir;. mais il entreprit* trop tai-d de se informer et de réformer les outres-r .
11 y eut d’autres obstacles à la civilisation des Russes ; on les U’ouve dans l’éloignement (pi’inspiraient les Grecs méprisés et b;ur religion ïiouvelle , pour les^arts, les sciences et les -mœurs, (pie ces étrangers apportaitait. ■.
On doit cioire «ussi (pie la génération (pii vieillissait eut l’amottr-proprë de ne pas vouloir que celle qui la remplaçait, lui devint si supérieure. Quand on a vieilli , peut-on soulfrir de s’entepdre ‘ -dire J (pie tout ce qui. vous a occupé et distingué toute votre vie , n’est ipi’ignoraiKX' , barbarie , iii-i- .