CHAPITRE III
leurs ce prince avait refusé de profitei’ de cette élection ; ce qui prouve qu’il ne la regardait pas comme valable. *
Mais enfin il'ccde , et d’abord l’onlre renaît avec l’expulsion des Juifs de tout le territoire russe. Vladimir protège leur sortie , et fait respecter leur exil, (pii dure depuis sept siècles, et awpiel la Russie applaudit encore.
. En meme temps, le sort des esclaves par <x>ntrat, pour dettes, et même de ceux soumis au plein esclavage, est adouci ; les passions, enchaînées dans l’intérieur, se tournent au-dehors, et des guerres utiles conti’e les ennemis de l’État, suecèdent aux guerres intestines. Enfin , ce gi'and homme laisse à; la Russie de meillem-es lois, et à «es enfaos la mémoire de ses actions, dont en mommU, il a tjacé le tableau , et ( ju’il leur offre pour n^èle;
« (( jVIes chers enfans , s’é<a:ie-t-il > Iquex Dieu ,
« aimez les hommes; car ce. n’est ni le jeûne, ni « la solitude , ni la vie monastique ,^(pii vous dou- « lieront la vie étemelle, c’est la bienfaisance seule.
« Servez de pères aux oi'phelins ; jugez vous» « mêmes les veuves. Ne faites mettre à mort ni ((innocent ni coupable, car rieit n’est plus sacré « ({ue la vie et l’àme d’un chrétien.
« Ne vous éloignez pas ^es. piètrqs ; faites-leur « du bie»i , afin tpi’ils prient Dieu pour vous.
^( Ne violez pas le serment prononcé sur le cruit cifix. Mes frères m’ont dit : Aidez-nous à chasser
8o LIVUE M.
« les fils de Rostislaf et à nous emparer de leurs « provinces, ou bien renoncez à notre alliance. —
« Mais je leur ai répondu : Je ne puis oul>lier que «j’ai baisé la croix.
« Songez bien que l’homme doit être toujours « occtipé; soignez donc vous-mêmes vos alEiires (( domestiques, et fuyez l’ivrognerie et la débaïuJie.
U Aimez vos femmes , mais ne leur laissez aucun «< pouvoir sur vous.
« Cherchez sans cesse à vous instruire. Sans être « sorti de son palais, mon père parlait cinq lan- « gués , chose tpie les étrangers admirent en nous.
« En guerre, soyez vigilans; servez d’exemple « à vos Voiévodes; ne vous livrez au repos tpi’après H î^voir placé vos gardes. Ne vous désarmez jamais (( à portée de l’ennemi ; et , pour éviter toute sur- « prise , soyez à cheval de bonne heure.
« Lorscpie vous ferez un voyage dans vos pro-* « vinces , ne souffrez pas que les gens de votre suite « fassent la moindre injure aux habitans, et traitez
toujours k vos dépens, le maître de la maison '■ « dans laquelle vous vous ari-êterez.
U Si vous éprouvez quelque indisposition , faites ' « trois prostrations jusqu’à terre devant le Sei- « gneur, et que le soleil ne vous trouve jamais sur «' votre lit. Aux premièi-es lueurs du matin , mon « pèi-e, et tons les hommes vertueux dont il était Il entouré , faisaient ainsi ; ils glorifiaient le Sei- « gneur; ils s’asseyaient ensuite pour délibérer, ou
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•CHAPITRE III. ■ «r
U pour juger le peuple, mi bien ils r1 baient à la « chasse et dormaient dans le milieu du jour ; ce (c que Dieu a permis à l’itônune, fcomme aux bêles '(( et aux'oiseaux.
« Quant à moi j je m’étais habitué à faire moi- « même tout ce que j’aurais pu ordonner à mon ser- « viteiu'; nuit et jour, éléconune hiver, j’étais dans (t une continuelle activité; jfe voulais tout voir paiw mes yeux. Jamais j'é n’ai abandonné les pauvres (miles veuves aux" vexations des-pûissans. Je m’é- « tais fait un devoir, de l’insp^tion deS églises èt K des cérémonies sacrées de la’-relfgion , ainsi «pie*
« de l’éconouvie de mes biens , de raes'étaTries , dès * • ({ vautoru’s et des faucons dé nia Vénéric. %
a J’ai fait fpiatre-vin^t-trôi^ campa^ies et Ihen ^
« des expédition»; j’ai <joncki dix-neuf Irai tés avec ^ (( les Polovtzy ; j’ai «pris cent de leurs princes à qùi (( j’ai rendu la libÂTé ; j’c'n ,•« fait liiourîi' deux ‘
<(» cents éir les précipiqjnt'deMis le?* rivières.
« Pefsonne n’a yo^agé plus i-qpidement quç mob Parti le matin de< TchA’nig^, j^aiTivais’- à Kièf
« avant» vejH'es. \
yft.Daitsona jeumjssse qtie olé chü4és* dev^hev^l. , iK n’ai-jé point, faites ! rawblcsjput aûx ‘pieds , au»
^*(v mains, me brisant fa ^é'cQnU% lcs‘ju’bic^ Triais '
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«,« le oeigneu^vairai^sur.^nui.,.,' ^ »
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**V ^ A la chasse,» au inilictj'^es plus ép5isse^, fife’êts
f ^ « qué'dç fiais j'ai mowuéoîF attdy eff^inblfc
(<\lés chevaux’ ^i^gcs!^ Qu^lii^ ^6 je lus r
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