‹ Histoire de Russie et de PierreleGrand, par m. le général comte de Ségur, auteur de l'Histoire de Napoléon et de La Grande Armée, pendant l'année 1812Chapitre 53 sur 332 · LIVRE III. — CHAPITRE 1. çh · texte numérisé non relu

LIVRE III. — CHAPITRE 1. çh

de l’Europe par l’Asie , se trouvent dans le, g^nié do Genpis-klian , qui réunit les Mongols • aux Tatars, et dans les mœurs douces deux peuples,

Cet ambitieux ne pouvait être gi’and tpie par la guerre; il était barbare; il commandait *à des pasteurs , nécessairement nomades comme léui’s troupeaux; comment, daus ces vastes déseits, les aurait- il tenus sous sa dépendance ailleurs que dans des camps? Gomuient les tenir réunis daus des camps autrement que par de continuelles con*

I quêtes; sans quoi cés peuples pasteurs sont forcés pour vivre de se séparer en mie multitude de hordes? La gueiye, une gueiTe, perpétuelle pouvait donc seule assouvir sa passion , et lui faire savourer sa puissance. Quandiell^eut dévoré l’Asie entière, il lui fallut l’Europe'.

Dire cpie les Russes se mêlèrent de t^éfehdre lès Polovt/.y, et massacrèrent les çiïvoyé^. tatars qui vinrent leur proposer une alliance insidieuse ,,;Ce serait donner une* eatise puérile à cêtte grande invasion . Ces avides barbares j'alléché.fî comme tous leui’s prédécesseurs, ‘par’le luxe de Byzan(*fe,veu6?ent-* ils passé devant la Russie sans songera elle? Rief, prescpie sur leur chemin, 'et le'luxegrec des Russes, - ue suffisaient-ils pas pour les attirèi'? Us en entendirent parlei' ai'iaai aux Polovt^, én laSy auk

V ^ ’'M6^ots,-'»uivaBt dcG«ign*pi l^bKiramsin ; et Mon^W, suivait

^ Màt^-ymuj I>*])pmn-et la^^earjTe.,., * * '

qi ' LIVRE m.

Bulj^res (l’ Argent ’ , (jui par leurs pillages ne 'connaissaient (pie trop les richesses de's Russes. T*uis ces Polovtzy et <mîs Bulgarie du Volga (h^aient en fpiei^e avec les Tatarsy et la'coiu^uète (pie ceux-ci firent dè ces deux peuples, les mena tout naturellemeut à celle de Kief et’ de Vladimir.

Quant aux cause^des iVipides succès de c(;s TataVs , remaripions d’aboixl que leur vie pastorale ne les attachant à aucune patrie’', dut seconder l’im- ' mèusitt^ des projets ambitieux de Gengis-khau: Ce geui-e de vie rend tous ces fieuples’ propres au métier'des annes, (A les tient tbrycmrs prêts à ccmibattre. Les nations nomades sont des armées iri’égulîèr^ , mais mobdes , promptes et tonjoui's sur pied; ce (ju’ellel laisseul dia’rièl’e elles peut être gardé par d<*s vieillaitls, d(\s femmi^ et des eiifaus.

La gueiTc n’est 'jxSiiit nO év'énement pour ces nations ^ eai’ de longues marches’ changent peii les habitudes d’un penplocefrant ; leurs maisons, leurs vîvfts, mar(Juént avèc‘«ux ; -éPceci ostde queh|ue iftiportauce iBins des plaines incultes et des foi-éts inhabitées. Ces Tat’ars avaient donc sur les Rosses l’avantage (pïVnit des armées pennaneutes stn- des ' levées ,subit(îs. • 'a*' .

Tontei‘ois,Vést ici le lieu île se rappeler l’exis-, *• 6mce de ces '"gardes p(mnanen\,es des princes , . russes,' auxtpicllès ihfaufqqindi'e celles des villes,

■ Ou <1« V'ol^. * f •

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