CHAPITRE
. » Pour ({iie Iç durée de cette, conquête n’étonne *
^ plus, .il faut examiner tout ce qui la consolida., , .Le luxe, epai dëtniit surtout les empires conquéïans, le. luxe veut sê fixer; ‘des plaines sans habi- ’
* tation et sans cultui-ii; le repoussèrent , et les khans du Kaptchak*, d’Astrakhan , de Kasan et de Crimée, *
* puisèrent long-tenlps , dans leurs hordes errantes , . de nombreux soWats prêts à tout entreprendre , •
, ajant peu à perdre , tout à . acquérir , et rien à quitter^ 'a
Leur nombre.s’entretint des esclaves tpi’ils firent ; ils enrôlaient j souvleurs drapeaux, leurs ennemis . vaincus, et faisaient servii’ ainsi lem’s concpiêtes à conquérir. . • .
Eu Russie ,* pourtant ; la dilTércnce de religion, •de climat, de mœui’s, devînt un obstacle. Ils ne purent la gouverner cjue de loin et comme suze-
, rpiqs'.’Il leur fallait là des armées pour combattre ,
* (Ie,s Lithuaniens, les Suédois et les Livoniens, ennemis communs ; car ces trois peuples , s’ajoutant aux Hongrois et^aux Polonais, venaient de se lever à la fois contre la Russie , et de se jeter sur
. cette proie tombée. Mais les Tatars n’étant pas gens à êtçc retenus daps un pays dont le climat
. - fanait toutes leurs habitudeà, ils^y laissèrent les .s grinces russes rçgner et combattre pbur eux. Tou- • tefoisj.ee surcroît de ferres qurop^enn(|s,^cçiijT ‘ mencëes dans les douzième* et .treizième siècles , afïàiblit les Russes , et oontj^ibua ericore à la durée
^ ^ J On pourrait récapituler içi le^^ammes , smtes' * r ,f de* l’invasion des Tatars et do Thiffilt^tovance des** Russes , puis les disselisions conthiuelles entre' 1^, , principautés, et dans 'les républiques, rtisses j maEl*
• * * toutes ces ôau|jM de la longue diji^'”dèl’âssel'vis^ ,"* diept Sont cellfe de la' coriquêtfc.** ». '
]&pùis la "^lace où eSt Rasan,Jus<^'^ Vla(^Im^^* * siège de l’empire misse les Tatars .avàierit tbtfli», * détruit : c’était leür usage. Poimjuoi des ^uzfeà . pjittèurs et 'nomadëb àuraieùt-ijs ménagé des vtÿles$«
]U nç leur, fellait que des'pâtüfcages ** Cette s<;ditii|^ ^ttait leur orgueil et faisait l«ur‘s<118*eté.* ^ '4
J’iJ^pvuient-ils laisser dèrÿèrSf eux ufa% wi ‘"^uvaît devenir une' anûéé , lès ^brmé^-ç’^étîft^ ‘ aloi-S autré .çhçse que la ;pp^uïatk>n? Rq^talfü^^ •
'' ^ mb8u,r» Hàrbares, que .Semble devoir
i(^ joug tatar.
* îassemtté^ des 'cRefB 'mongols , en plu^uw
d’entre- eux proposent à Géngis-khan ,<lè faire’ égorger tous Ic’s Ùibitans des jnys copquis, ain de transformer ces vastesÆt populeuaes contrées «n'})iiturages. ^De Guignes, vol. I]CF, édit, in-4".)
• * CHAPrTRE II. ‘ ‘ ,oV
* Eufin, ils firent la guerre aux murailles, comme tous les barbares de cette espèce; car elles leur sont contrair'cs : chez eux , en ce qu’elles gênent leurs moeurs; chez leuês voisins, par l’obstacle tpi’elles mettent à leurs violences.
Ces déserts que faisaient ces TataCs, et qui auraient arrêté tout autre cpie des nomades , n’é- ■> taient point pour eux un obstacle; leurs chevaux y ttouvaient leur pâture, et ces chevaux étaient tout pour eux.
Mais le principal but des Tatars en détruisant, était d établir profondément leur puissance par Ta teiTCiu-; car aussitôt qu’ils ont produit l’effet qu ils désirent, ils traitent avec honneur tous les ^ princes j-usses tpii s’adressent à eux , quoiqu’ils les affaiblissent en même temps par d’insidieux ^ pai'tages. Ils fondent Saraf, puis Kasan, et s’éta- • blissent ainsi près de leur conquête.
Après Bâti, Bourgai fait faire le dénombrement général des Russes. Il envoie des gouverneurs- (bashaks) avec des forces dans chaque principauté, établit des impôts, place un gouverneur général sur la frontière. -
, Il défend, sous peine de mort, le pillage des ^ monastères; il exempte les. prêtres de tout tribut.
Il ue craint pas d augmenter leur puissiuice temporelle pour s’assurer de leiir- force spirituelle,
■ Capitale ^du KaptcJiack, située,, selon Ahoulgasf, prince et hisloridn tatar. sui- fe Yolga,.»u*nord d’AstiaWian.