LIVRE
dont ils savent mieux faire usa^e. On croit voir,
dans la discrâce des princes de Kiéf et de Vladimir** *
qni avaient reconnu le pape, le soin cpie met le
Tatar à défendre cette religion grect[lie qui n’est •
pas la sienne , mais dont il connaît l’empire sur ces
peuples tributaires, et tpi’il regarde comme luie
barrière «nitre la Russie et le reste de l’Europe.' *
L’alfaiblissement du lien féodal en Russie avait*
facilité la coiupiête; la politiipie des khans achève, •
de dénouer ce lien féodal. Ils perçoivent eux-, •
mêmes le tribut de chacun ; ils reçoivent les hom-*
mages et les réclamations de chatpie prince , et» ’ quand ils ont fait la faute de rétablir un^Grand- ^ • prince, ils laissent plusieiu’s preteiidans se disputer ^ cette suzeraineté, lem’ fout attendre leur décision, ï et les l'Ctiennent quelquefois à leur horde deux . ^ ans entiers. En même temps , ils mettent obstacle . à ce qu’aucun ordre de succession ne s’établisse Enfin , ils se font eux-mêmes suzerains j car ils,. * imaginent d’abord de ne laisser aucun prinCe*, grand ou petit , prendre le gouvernement de*.sps-
■ États, sans eu être venu demander l’investilui-e à la grande horde. ' , • ,• ' .
' L’effet de, ces voyages, auxquels une aunée'"en- * lière suffisait à peine, était ^de lai.s.ser les priiicif pâutés sans chefs i-usses, et sous le gouvernement . des baskaks tatarà'^- de prouver -la suprématie des arands khans^ dé. fai re connaître à ce.s Mongols'à quels hdtnmes ils avaient anaife; de ruiner