ÉIVRE III. - CHAPITRE II
^ réunissait toutes ses peuplades’ éparses , en dîrj- - ^ , géant tous leurs intérêts, toutes leui’s passions,, vers un même but. . ‘ • ■ ' ■ ' "
Comme un corps près de se décomposer ne peut - montrer de force que par des convulsions.,^ c'e ' -I ■ n’était de même crue dans le violent état de* la
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apétueuse j * composée
les passions les plus violentes,, aurait- pu circule!’
■ assez rapidement pour animer et remuer' à la fois
tous les membres gigantesques de œt empire démesuré? La renommée d’un *vain^eur,’^ le pri de la guerre, étaient muIs assez puissàns pour^e f^q ‘ entendre simultanément à toutes^ ses piiies, £ éloignées' l’une de l’autre , et interrompues par de vastes déserts. ' •« ’ ' ^ ‘ ■
Aussi, dès que>ce cri de guerre se fut afStibli, dès qu’épuisés ou rassasiés de sang, les khans, fixés. ^ par le luxe dans des \illes <pi’on ne pouvait pas '..transporter au loin' comme la tente de <&cugis,' * •voulurent jouir chez eux du repos dont Us ataient .. privé la terre, sentirent-ils leur pouvoir se borner .
■ -à lem’s esclaves et à ces villes, et l’insubordination . , . des hordes leur montrer le peu de pousistance
d’uu empire composé de tant de nations errantes et d’intérêts différens. ,? “ - ^ ‘
Digiti.fOo I y Cuogll'
, •. •• "'CHAPITRE III
On a vu l’Asie ralli<^e, surprendre et soumetüe, la Russie dësiuiic ; on \a voir l’Asie se dissoudre à son tour, et la Russie, rassemblant successivement tous scs petiples , venger enfin son injuie. > Mais dans ce retour vers le bien , elle suivia la • marche lente et méthodifpie de la nature, tpii compose si lentement , si méthodi(juemeut , ce (pi’elle décompose si vite.
Cette habitude de guerre, qui accoutume à ne reconnaître d’autre droit, d’autie vertu que la force J le défaut d’ordi'c dans, la succession au khannat; la facilité des révoltés pour des chefs de hordes ereantes; l’indispensable nécc^ite, dans un ti’Op grand empire, d’en confier de grandes divisions à des lieutenansj la révolte et les conquêtes dés Nogais en les ravages de Timour en
1 38o ; toutes ces causes contribuèrent a la désunion et à l’aCTaiblissemeiit du Kaptehak, qui date sur- . tout du milieu du quatorzième «10010 , apres le règne d’Usbcck, plus d’un siècle apres sa fondation.
Je ne parle ici tpie de l’empire du Kaptch.ak, l’iine des cinq divisions du gi’and empire de Gengiskhan. L’ensemble de éelui-ci né subsista que qua- ^ rante ans. Il né faut chércber .la cause de son peu
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. . de diii^p que dans l’immensife de son étendue; car un hoimrte peut bien ravager le monde, mais Dieu "seul peut le*goTiverner. ,
Cependant , premiers successeurs «le Gengis nè prétendaient pas à moins «{u’à la pbssQssion de la terre entiêi’e, «pi’il leur avait léguée par testament*. Ils destinaient xlix-huit années à la .conquête de l’Europe ; mais de ces orgueilleux, Octaï,*
*■ le premier apivs Gçngis, mourut empoisonné, ge ♦ ■ qui contribua pejit-êtrcJi suspendre l’invasion déjà proche de Constantinople , de Vienue, Drestle et . Berlin. Le second,' Gaïnk.ou Kaïouk , ne lit (juç passer sui* !«,* trone.; Mangon le troisième, ÿ éprouva . de.s revers; et Koublai ,*le quatrième^le ces prétendus domindteurs idii monde , nè put même pas être maître chez 'lui.* , ‘
Nous avonsftii les «auses.dê l’invasion t^tare, de ^ son suca'îs, de sa durée, et les premiers principès^ . de la décomposition de cet empire. Voici la marche dés Russes vei-s leur indépendance.
• Remarquons d’aboixl rpae le^ Grands-princes russes , et même les princes apanagés , avaient ét^
■ ;*ibécés d’aller jusep’au khan metngol pour obtenir .le dfoit de goiiverner. Ces voyages étant d’urte* iç année, l’autorité de ces princes chez eux, pendant . une. si longue al^sence, restait faible, indécise, ih-