‹ Histoire de Russie et de PierreleGrand, par m. le général comte de Ségur, auteur de l'Histoire de Napoléon et de La Grande Armée, pendant l'année 1812Chapitre 60 sur 332 · CHAPITRE IIL · texte numérisé non relu

CHAPITRE IIL

acquérait des richesses avec lesfjuelles il gagnait les gouverneurs tatars et le khan Ini-mcme; mais ce succès était incertain , et les princes russes s’aperçurent enfin fpi’un voyage à la horde décidant de la couronne, la guerre devenait inutile. Ce ne fut donc, bientôt plus qu’à cette horde et dans l’esprit du khan tpi’ils se combattirent •, on se fit moins de guerres civiles, les Tatars lurent plus rarement appelés, la Russie respira.

C’était une grande faute aux khans d’avoir conservé nu Grand-prince ; c’en ftit une plus grande, et une conséquence ide la première, de lui mettre dans la main upe souveraingtè disproportionnée avec celles qui l’entouraient , de le. nommer trop . long-temps dans la iftéme branche , de lui donner des années pour s’établir, et la /acuité de les séduire eux-mêmes par de plus i-iches présens.

Il en résulta tpie les. princ^’ apanagés osèrent . 'moins se mesurer avec.cés Grands- princes, déjà ^ pliis puissans qu’eux, et ainsi soutenus} ne pouvant §e mesurer contre Ivtf, ils se battirent entre eûx ,

, et augmentèrent sa force de leur faiblesse. ^

Dlg|izécl by'Goôgli.

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