CHAPITRE VIII
Telle fut la marche politique de ces Grandsprinces depuis Iwan Kalita.
Cependant, en 1 5g8, l’Etat est plus que jamais en danger d’être anéanti sans retour, et ces princes de Moscou , tout fiers qu’ils puissent être de leur machiavélitpie habileté , vont être forcés de rendre hommage à la fortune russe, du salut de leur empire.
A sa droite et à sa gauche, deux conquérans s’élèvent .à la fois. Ils semblent prêts à la dévorer. A l’est, c’est Tamerlan; à l’ouest, c’est Vitovt le Lithuanien. Déjà l’un, avec ses quatre cent mille guerriers, a dompté le, Kaptehak rebelle; il tou-’ che à la frontière russe : déjà l’autre est à Kalougha , à Viazma; il a siarpris Smolensk , gagné Novgorod ; et la Moscovie, tremblante, s’attend à être éci'asé»' entre ces. deux colosses , (piand tout, à coup, tous deux se détournent, descendent vers le sud , s’y rencontrent et s’entrechofpaent. La Russie , cpi’ils ressentaient étroitemeait , respia’e ; elle se relève étonaiée ; elle voit à sa gaiache Vitovt , son oppi’esseur d’Europe, abattu devaait Koutlouï, lieutenant de Tamerlan. Elle détourne vers l’orient vainapieur ses a egards encore effrayés ; anais le terrible Mongol a disparu dâns les.profondoius de