‹ Histoire de Russie et de PierreleGrand, par m. le général comte de Ségur, auteur de l'Histoire de Napoléon et de La Grande Armée, pendant l'année 1812Chapitre 76 sur 332 · LIVRE · texte numérisé non relu

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peut-être même lui hii-eiit-ils. prêtés, puisqu’il se contenta de faire ravager la Russie et Je changer son Grand-prince. Qu’importe? 11 est inutile et impossible d’approfondir ce fait j il suffit qu’il prouve l’inquiétude’ active du christianisme, à la vue d’une religion ennemie et exclusive comme lui.

La crainte de l’intolérance tatare conU-Uma douç encore à j-allier les prêtres, au seul pouvoir’ en état de les protéger. Ils sentii’cnt que le Grandpr^iee ne poiiri-ah l(;s défeydve contre le maho- ’métismc et le catholicisme, «ju’avec toutes les forces des Russes, et ils s’elibrcèrent de les l’assembler dans sa main.

Cette politûpe date surtout de l’asservissement de Kief aux Nogais et aux Lithuaniens’. Kief avait conservé des prétentions à la suzeraineté; le ^ métropolite. y- réisidait encore; vers i29y,.«lle devint inhabitable; ce pontife alla s’établir à Vladimir, puis à Moscou. Re. chef de la religion se réunit au chef de l’État , et la puissance religieuse à la puissance civilcj ^ ^ . ..

Depuis cette époque , on s’aperçoit, à la marche^ plus suivie des Grands-princi» , que la politiipie toujours adroite et liabile des prêtres la dirigea.

D’ailleurs, malgré la superstition générale, ces prêtres n’échappaient pas à la fureur des discoi'des

‘ De i-Jgg à i5-.io.

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