MM
Harel, rue Vide-Gousset.
Mélingue, rue Beauveau.
Raucourt, rue Fouarre.
Georges, aînée, rue de la Tour.
Georges, cadette, rue Percée.
Théodorine, rue de la Planche.
Louise Mayer, rue Perdue.
AsTRuc, rue des Vignes.
M. Harel nous apprend que sa dulcinée, la grande tragédienne, M"*^ Georges, est à Marseille, et il ajoute qu'elle y fait rage. — Jaunisse.
M. Harel n'a rien adressé hier, aux journaux, sur M"^ Georges. — Propreté.
HIRTOIRK DE HUY-nLAS 1 j
On unit M"'' Georges à l'acteur Eugène Grailly, son compagnon de route. — Renvoyé à M. llarcl.
Si M''« Georges devient W'"' Grailly, c'est M. llarel qui fournira la fleur d'oranger et qui tiendra le poêle. — ^lœurs patriarcales.
Avez-vous rêvé: âne.
» chien.
» chat.
» mouton.
» grenouille.
» ménagerie.
Allez à la Porte-Saint-Martin et votre rêve deviendra une réalité. — Rendormez-vous î
llarel fut le premier directeur qui se servit de l'animal avec intelligence et profit. Aujourd'hui,
tout le monde suit son exemple ; on en est arrivé à adorer les lions et les tigres, roués de coups par un Bidel quelconque.
De l'est à l'ouest, du sud au nord, des bêtes partout, en l'an de grâce 1878. La Porte-Saint- Martin, qui a été le berceau du genre... animal, ne veut pas renier ses nobles origines et nous montre des ours blancs que l'on poudre et maquille chaque soir comme une vieille cocotte. L'Ambigu rouvre avec une meute que lui prête obligeamment rOdéon. Aux Nouveautés, Coco, un perroquet qui s'envole, exemple que suivent rarement nos orateurs. Aux Variétés, un cirque avec le doux cheval Miquelet, monté en haute école par l'écuyère Céline Chaumont. Au Châtelet, des serpents..,. Si jamais Zola met en scène la cour d'une ferme, il exigera des canards barbottant dans la mare, des poules sur le fumier, en proie à la galanterie des coqs, et un porc reluisant de graisse, se vautrant dans la boue, pendant que la fermière lui gratte amicalement le dos. ^
Revenons à Harel qui vient de risquer un tout petit Puff auquel personne n'a pris garde ; il a
écrit à quelques journaux que son speclalcur (il n'en comptait qu'un) avait éprouve une commotion nerveuse au 4"^*^ acte de Marie Tuclor. C'est un vieillard qui s'est cviinoui dans une loge ; mais M. Ilarcl n'était pas assez grimé ; il a été reconnu.
L'année 1838, qui vit Duponchel,Védcl et lîarcl, vit aussi le théâtre de la Renaissance et Ruy-Blas.
Il lui fallait bien une compensation.