M. DE LA SAI.LE GAGNE SON PROCES
pathique ; le peuple prenait parti en sa faveur ; de hautes influences le protégeaient. Néanmoins il ne comptait . pour remporter la victoire, que sur laide du Ciel. Pour attirer la sainte Vierge dans ses intérêts, il fit avec les Frères un pèlerinage à Notre-Dame des Vertus '. Ils partirent à pied dès le matin ; M. de la Salle célébra la messe, à laquelle tous les Frères firent la communion. Après une longue prière, qui dura trois heures, les Frères seuls prirent un peu de pain ; le Saint ne rompit le jeûne que le soir2. Ainsi protégé par Dieu et par les hommes, M. de la Salle fut admis à présenter sa défense. Il le fit par écrit, « avec tant de force et de précision, que l'affaire fut terminée en peu de temps à son avantage3. » Ce plaidoyer ne nous a pas été conservé. Nous savons seulement que les écoles sulpiciennes s'ouvrirent de nouveau à leurs nombreux élèves. Les maîtres des petites écoles, ainsi déboutés, laissèrent M. de la Salle en paix jusqu'à l'année 16994.
§ IV