‹ Histoire de S. Jean-Baptiste de la SalleChapitre 2 sur 320 · ARCHEVÊQUE DE REIMS · texte numérisé non relu

ARCHEVÊQUE DE REIMS

Reims, le 30 avril 1900.

Monsieur le Supérieur,

Vous avez écrit plus qu'une biographie, mieux qu'une belle vie de Saint qui instruit, console et réconforte : vous avez 1 i x » '• dans l'Histoire Ja physionomie, la personnalité de votre héros. Vous avez dit ce que fut l'homme : un prêtre, un saint, un apôtre. Vous avez mis en lumière surtout le caractère et l'importance de son œuvre, ses modestes débuts, ses progrès, ses résultats merveilleux pour le bien du peuple, pour la sanctification des âmes, pour l'expansion de notre influence à l'étranger. Nul après nous ne reprendra ce sujet, parce que vous l'avez traité avec toute l'ampleur historique qu'il comporte, et qu'il a trouvé sous votre plume sa l'orme définiti\ e.

Nous vous devons une particulière reconnaissance, puisque saint Jean- Raptisle de la Salle nous appartient par sa naissance, qu'il a l'ait partie du chapitre métropolitain, et qu'il a fondé ici son Institut.

Aussi, à la veille du triomphe de la canonisation , je me fais de grand cœur l'interprète de la cité et de l'Eglise de Reims pour vous remercier d'avoir glorifié cet humble prêtre rémois, qui fut un insigne bienfaiteur des classes ouvrières, un ami des petits et des pauvres el le véritable créateur de l'école populaire.

Après vingt-cinq ans de luttes douloureuses sur le terrain scolaire, l'heure était propice pour rappeler à cette génération, qui en fut le témoin el la victime, que l'École est née de l'Église, et que la séparer violemmeni de la Religion, c'est non seulement une injustice, mais une ingratitude.

N'eus aurez travaillé ,par la simple affirmation de la vérité, par l'exposé loyal des faits, â démasquer l'hypocrisie de uns ennemis et j dissiper des préjugés ehe/ des adversaires de bonne foi qui font le mal parce qu'ils ne savent point ou qu'on les a trompés.

\ ce point de vue, votre livre sera pour beaucoup une lumière : à tous,

il fera Aw bien.

agréez, monsieur le Supérieur, avec mes félicitations, mes sentiments tout dévoués en Notre -Seigneur.

■;- KM., cardinal LÀNGÉNIEUX,

AR( HE\ i QUE DE Ri lMs

LETTRE DE SA GRANhKI'H MGR FIZET

ARCHEVEQUE D I ROI i N

Rouen, le 2! ;. \ ril 1900.

Monsieur le Supérieur,

Rouen tient une grande place dans la vie de saint Jean-Baptiste delà Salle.

C'est de Rouen, où, dès le milieu du xvne siècle, de généreuses initiatives avaient pourvu à l'instruction des pauvres, qu'il reçut le germe de sa vocation, et que lui vint son premier collaborateur.

11 se rendit lui-même dans cette ville en 170"». Dans une même année, il donna des Frères à Darnétal et aux écoles charitables de la cité. Il établit un noviciat à Saint- Yon ; il ouvrit bientôt un pensionnat et une •maison de correction. Il inaugura ce qu'on a appelé l'enseignement moderne et renseignement professionnel.

C'est à Saint-Yon qu'il arrêta, en rédigeant sa Règle, la forme définitive de son Institut.

Il fut très aimé et très protégé par M- Colbert, parles vicaires généraux Couët et Robinet, par le premier président de Pontcarré, parle chanoine Rlain, son ami et son biographe.

Il est vrai qu'il rencontra des contradictions, même de la part d un archevêque; mais ses idées venaient de Dieu, et elles triomphèrent de toutes les oppositions.

Notre ville mérita de garder le tombeau du Saint. Depuis sa bienheureuse mort,*elle n'a cessé de vénérer pic usement ses reliques, et de célébrer magnifiquement sa mémoire.

Ce sont là des titres de gloire pour Rouen. Je suis heureux" de les trouver exposés avec autorité dans votre belle Histoire <1<> saint Jean- Baptiste de la Salle

Vous avez peint votre héros avec une exactitude historique parfaite, et puisée aux sources; vous l'avez placé dans son milieu; vous ave/. fait valoir le caractère propre de ses institutions; enfin, ce qui est d'un enseignement très opportun, vous avez montré dans ses vertus privées la vraie cause de son succès dans les œuvres.

Tous vos lecteurs, et ils seront nombreux en l'rance et dans le monde entier, seront instruits, édifiés, charme-.

Avec mes bien vives félicitations, veuille/, agréer, monsieur le Supérieur, l'assurance de mes sentiment- très respectueux et dévoués.

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