‹ Histoire de S. Jean-Baptiste de la SalleChapitre 209 sur 320 · NOUVELLES FONDATIONS · texte numérisé non relu

NOUVELLES FONDATIONS

trats pour avoir reçu des écoliers qui n'étaient pas évidemment pauvres, ils furenf condamnés à n'admettre que les enfants dont les parents étaient inscrits au catalogue des pauvres à l'aumône '. C'était en 1 7 1 S . M. de la Salle. qui avait surtout visé les pauvres . parce qu'ils étaient abandonnés, mais dont l'apostolat était assez large pour ambitionner aussi d'élever les fils d'ouvriers non indigents, apprit avec tristesse cette limitation imposée au zèle de ses enfants. En dépit des maîtres écrivains, l'usage devait s'introduire cependant, parce qu'il était dans la nature des choses, que tous les enfants pussent bénéficier indistinctement de l'éducation chrétienne offerte au peuple par les Frères.

LES ECOLES DE MAÇON, DE VERSAILLES, DE MOULINS, DE BOULOGNE-SUR-MER ET DES VANS. PREMIER VOYAGE DANS LE MIDI

l)ans la vie du serviteur de Dieu, les épreuves annoncent toujours de nouveaux progrès. Après les souffrances de 17li(.>, M. de la Salle eut. en effet, la joie d'étendre l'action de son Institut sur plusieurs grande-; villes. De toutes parts on lui demandait des Frères; mai- il avait grand soin de ne point en envoyer dans de petites bourgades, de peur que l'émiettemenl de sa Communauté n'y détruisît la ferveur. Il s'en explique lui-même dan- une lettre du 20 juillet 17092 : c On me demande <\v> Frères en plusieurs endroits, cela est vray; mais ce sont dc< maisons de deux qu'on veut établir, qui ne nous accom-

1 Blain, l. I. p. 378. — - Lettres, série C, n" 41.

ilii RETOUR DU NOVICIAT A PARIS

modeni point; je n'en veux point, elles perdraient notre Communauté '. »

De l'école de Mâcon les biographes du Saint ne nous ont laissé aucun souvenir. Nous n'en connaissons la fondation que par une lettre écrite par M. de la Salle au firère Drolin le il février 1710. A cette date, l'ouverture de l'école était évidemment récente, puisque M. de la Salle disait : « Nous a\ons dv< Frères... à Mascon depuis que je n'av point réponse de vous2. »

Nous sommes mieux informés sur ce qui concerne les écoles de Versailles. Elles durent leur origine à la grande estime que les piètres de la Mission professaient pour M. de la Salle et ses disciples. Les Lazaristes, en effet, desservaient le château et la paroisse de Versailles; le grand roi les y axait appelés par vénération pour la mémoire de saint Vincent de Paul. Le curé de Saint-Loui>. M. Iluchon, résolut d'avoir deux Frères pour instruire les enfants pauvres de sa paroisse. Il était d'autant mieux à portée de réaliser son dessein, que les bonnes grâces de Louis \1V et de M"1 de Mainlenon lui garantissaient le- ressources nécessaires. Deux Frères furent donc appelés en 1710 3 et placés dans une école établie au Parc -aux -Cerfs; il assura leur subsistance et leur acheta même une maison d'habitation, dans celle ville où l'on se disputait le moindre abri à cause du voisinage de la cour. Peu de- temps après, le maître de l'école Saint -Louis étant venu à mourir, deux autres Frères furent mandés pour y tenir le s clas-es. Un cinquième Frère, chargé de l'économat, acheva le nombre que M. de la Salle aurait, voulu partout pour ses communautés.

La laveur de M. Iluchon. qui rendit si faciles les débuts de la fondation de Versailles, faillit bientôt tout compro-

Son idée, qui n'a |><>inl varié, se résume en ceci : aux pauvres villes, il donne pour maîtres 'le-- Frères; aux pauvres de campagne, des laïques formés dans son séminaire. — a Lettres, série '", n° I Noms n'avons pas La date exacte il»' leur arrh

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