‹ Histoire de S. Jean Chrysostome, Patriarch de ConstantinopleChapitre 134 sur 214 · CHAPITRE XXII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXII

tôt la pourpre impériale et semble annoncer aux chrétiens des jours de protection et de paix, tandis qu'en Orient Atticus, après avoir chassé les hérétiques, va rendre compte à Dieu de sa vie étrange et de sa carrière épiscopale. 11 laisse son siège à Sisinnius. Pendant que le nouveau patriarche se défendait à Conslantinople contre la jalousie du prêlre Philippe, de graves intérêts se débattaient en Afrique, dans un concile de Carlhage. On y parlait au nom des privilèges de l'Église romaine, et les révélations d'Apiarius faisaient prendre aux Pères une décision énergique et rigoureuse.

On voyait alors fleurir partout les vertus chrétiennes. On admirait la sainteté dEucher de Lyon et de saint Hilaire, parent de saint Honorât, qui, lui-même, édifiait par ses exemples les moines de Lérins. En môme temps vivaient saint Vincent de Lérins, Salvien et Cassien, hommes célèbres dans les annales de la vie cénobitique (426).

A l'époque où saint Honorât prenait possession de l'Église d'Arles, et pendant que les moines d'Adrumète provoquaient la composition, par saint Augustin, des livres sur la grâce et sur le libre arbitre, un malheur affreux frappait en Orient l'Église patriarcale de Constantinople. Nestorius succédait à Sisinnius, pendant que Dieu retirait de ce monde, pour Tétcrnité, Théodore de Mopsueste, l'évêque incomplet et malheureux.

C'est à Nestorius qu'était réservée par la Providence l'initiative de la canonisation de saint Chrysostome, comme autrefois il fut réservé de la même manière, au prophète Balaam, de prédire les destinées du peuple Israélite (427).

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