‹ Histoire de S. Jean Chrysostome, Patriarch de ConstantinopleChapitre 135 sur 214 · CHAPITRE XXIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIII

Translaliou dos l'cliqiics de suiiiL (llu-ysoslomc. — Son caracli^'i-e. Ses tV-rits.

La réconciliation de toutes les églises et la canonisation de saint Chrvsostome avaient assuré parmi les chrétiens le triomphe de l'unité.

Mais il existe toujours parmi les hommes des esprits étroits, obstinés, sans cesse engagés dans des voies tortueuses, et qui semblent être façonnés pour le schisme et l'erreur. Ces esprits s'étaient donné rendez-vous dans la ^•ille impériale. Ils semblaient pressentir et redouter le moment où leur règne allait s'éclipser. Constantinople s'aperçut un jour de leurs assemblées clandestines. L'Archevêque, la cour, tout l'univers honorait désormais saint Chrysostome; en présence de cette imposante autorité, ces esprits insensés se crurent en demeure de protester contre l'univers entier. La vérité, la justice étaient leurs choses ; ils s'imaginaient posséder eux seuls l'esprit de Dieu. Dieu ne pouvait ni protéger, ni bénir ceux que leur conscience empêchait de franchir le seuil de leurs conventicules ; comme si le Sauveur des hommes eût été forcé de rétrécir ses voies et de les limiter aux imperceptibles proportions conçues par leur orgueil. Ce foyer d'opposition s'alimentait sans cesse ; c'était un ver rongeur qui se remuait sans fin, pour étendre sa sphère au milieu des populations chrétiennes.

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