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impiloyablemont tous les amis de saint (Jhrysostome. Il savait, dans l'intérêt de sa passiùn, allier l'extwme faiblesse à l'impassible cruauté. Mais ses protecteurs surent jeter un voile sur l'indignité de leur complice. Par une manœuvre habile, les agents d'Arsace durent porter seuls la responsabiliti! de tous ses méfaits. On put ainsi couvrir aux yeux des fidèles les mauvais instincts de leur chef débonnaire. Arsace le parjure fut donc représenté partout comme un modèle dans l'épiscopat.
Mais saint Chrysostome et les catholiques ne pouvaient point être dupes de cette ostentation commandée par les circonstances. Ils ne pouvaient ni se laisser fasciner par ces démonstrations hypocrites de vertu , ni pactiser , même par le silence, avec les coopérateurs du crime. Dans son réduit de Nicée en Bithynic, le saint refuse toute communication avec Arsace , qu'il regarde comme un évêque usurpateur. De leur côté, les catholiques ne veulent point reconnaître le nouveau pasteur ; ils repoussent obstinément la communion d'un évêque intrus, poussé dans l'Eglise par la conjuration. Ils laissent donc Arsace en possession des églises ; désormais ils ne paraissent plus; ils tiennent en secret leurs assemblées, pendant que l'évêque et les siens vont officier pompeusement dans les temples déserts.
Cette attitude des catholiques frappait d'une complète stérilité toutes les mesures et tous les efforts de la conjuration de l'empereur et de l'impératrice ; aussi ne purentils point se résoudre à demeurer spectateurs impassibles de leur insuccès. Arcadius fit éclater une violente colère ; et bientôt la fidélité des catholiques devint encore le signal d'une horrible persécution. Le thème éternel de ces bourreaux était encore l'embrasement de la basilique de Sainte-Sophie et du palais du Sénat. On s'imaginait flétrir les amis du saint par une dénonciation imitée de l'hérésie ; on les appelait johannites, mais tous se faisaient un honneur de ce nom glorieux. Ce fut donc encore un échec