‹ Histoire de S. Thomas de Villeneuve, dit l'aumonierChapitre 7 sur 37 · INTRODUCTION. XIII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XIII

presque tous les emplois, et, ce qui vaut mieux , il en a toujours pratiqué la perfection. Que les âmes consacrées au Seigneur étudient avec une attention pieuse le parfait modèle que nous leur présentons : elles puiseront dans cette étude de vives lumières sur la grandeur du bienfait de leur vocation, sur l'étendue des obligations qu'elle leur impose, enfin sur les règles qui doivent les conduire dans les diverses situations où cette vocation pourra les placer.

Nous avons assez parlé du religieux, considérons maintenant l'archevêque de Valence. Mais que dironsnous de cet admirable pasteur? Ah ! nous dirons que si la catholique Espagne a pu compter dans les rangs de son illustre épiscopat des génies plus éminents que saint Thomas de Villeneuve, elle n'y a point connu assurément de cœurs plus tendres, plus compatissants, plus généreux. C'est elle-même, au reste, qui a proclamé cette vérité le jour où, à la suite du Chef de l'Eglise, elle a décoré la mémoire de son miséricordieux pontife du titre si simple mais si touchant OC Aumônier. Ici pourtant, on reconnaîtra encore l'intrépide restaurateur de la morale chrétienne et de la discipline canonique ; mais ici le moyen le plus puissant par lequel la réforme s'établit, c'est l'aumône; et nous disons l'aumône inépuisable, qui se reproduit tous les jours et à toutes les heures du jour avec une mystérieuse fécondité ; nous disons l'aumône industrieuse, qui revêt toutes les formes, qui sait se dérober à tout regard indiscret, et, pour ainsi dire, se cacher à elle-même, sous le voile des procédés de la plus exquise délicatesse; nous disons l'aumône préve-

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