‹ Histoire de S. Thomas de Villeneuve, dit l'aumonierChapitre 9 sur 37 · INTRODUCTION. XV · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XV

pages encore, où nous le voyons s'inquiéter, se lamenter comme une mère qui a perdu son enfant, parce qu'un de ces malheureux prêtres, enfermé dans les prisons de l'offlcialité, a laissé passer deux jours sans demander sa grâce, et ne retrouver le calme et la tranquillité qu'après avoir découvert une ruse innocente pour élargir son prisonnier sans déroger aux droits de sa propre dignité ; ces pages enfin, où il nous apparaît prosterné devant son crucifix avec un autre ecclésiastique endurci dans le mal, faisant amende honorable pour les crimes du coupable, puis se reprochant à luimême ces crimes, puis enfin, dans l'héroïsme de son zèle, se découvrant les épaules, se donnant une cruelle discipline, et faisant jaillir son sang sur le pauvre pécheur qui, touché alors et repentant, saisit des mains de son évêque l'instrument de pénitence pour s'en frapper à son tour.

En étudiant ces admirables traits, pouvions-nous ne pas porter aussi notre pensée sur nos évêques vénérés, si profondément pénétrés du même esprit qui animait le saint archevêque de Valence? sans doute, dans l'état présent de nos mœurs ecclésiastiques, la mission imposée à la sollicitude épiscopale est plus douce à remplir qu'elle ne l'était du temps de saint Thomas. Aujourd'hui, un évêque au milieu de ses prêtres est un chef prudent et éclairé qui gouverne, un ange consolateur qui soutient et encourage, un père enfin qui n'étend les mains que pour bénir. Si pourtant il se rencontre des rares circonstances où nos pasteurs ont la douleur de voir la sainteté du sanctuaire outragée,

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