AMBROISE ASSISTE THÉODOSE MOURANT
parut entouré de sa famille. Là il reçut pieusement le corps de Jésus-Christ de la main de l'évoque ; puis , avant de quitter l'Église et tout rempli de Dieu , il voulut confier solennellement à Ambroise ses jeunes fils, auxquels il n'espérait plus d'être conservé longtemps.
Dans ce temps-là, des signes extraordinaires, attestés parles écrivains de ce siècle, semblaient être l'annonce d'un grand malheur public. « Les tremblements de terre, disait Ambroise lui-même , les pluies incessantes , les ténèbres extraordinaires qui changeaient le jour en nuit, ne dénonçaient-ils pas que Théodose, très-clément empereur , allait quitter la terre? Les éléments eux-mêmes s'attristaient de son départ*. ))
Sa santé, en effet, était déjà fort alïaissée, lorsque se déclara une hydropisie de poitrine qui laissa aux médecins peu d'espoir de guérison; Théodose reçut l'annonce de sa fin prochaine avec ce calme patient qui avait présidé à toute sa conduite. Il commença par mettre ordre aux affaires publiques, partagea l'empire entre ses deux fils, donnant l'Orient à Arcadius avec le préfet Rufîn pour ministre, et à Honorius les États d'Occident sous la protection du général Stilicon , dont il savait le courage , et dont il ne mettait pas la fidélité en doute. Zélé jusqu'à la fin pour les choses de la foi et de la charité , il confirma l'amnistie qu'il avait accordée, signa la réduction des impôts , et pria une députation des évêques d'Occident , venue pour le saluer , de maintenir intègre et inviolable l'union des Églises latine et grecque. Anicius Olybrius et Anicius Probus, tous deux fils de Probus et de la vénérable Anicia Proba , furent nommés consuls pour l'année
1 Hoc noLis molus terrarum graves, hoc juges pluviae minabanlur, et ultra solilum caligo tenebrosior denuntiabat quod Theodosius excessurus essel e terris. Ipsa igitur excessum ejus elemenla mœrebant. I Du Ohltn Tlieodos., n. 1 , p. iVJl.)
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suivante 39o. Enfin , le sénat romain lui ayant envoyé présenter ses hommages, le malade répondit que son vœu suprême était de voir cette assemblée se convertir à la foi , lui signifiant du reste que le paganisme ne devait plus désormais compter sur les secours du Trésor pour entretenir son culte.
Mais si l'esprit du grand homme conservait toute sa vigueur, le corps avait perdu la sienne. Le malin du
16 janvier 395 , Théodose, fidèle à remplir jusqu'à la fin les devoirs de la souveraineté , s'était fait porter au cirque, où la ville donnait de magnifiques fêtes pour célébrer sa victoire. Le soir, il n'y put retourner, et il envoya son fils Honorius présider les jeux à sa place. Le mal s'était aggravé ; la nuit suivante ne fut qu'une longue agonie , pendant laquelle on l'entendit plusieurs fois prononcer le nom d'Ambroise. Le grand homme mourut le matin,
17 janvier, après seize ans d'un règne dont l'éclat fut le dernier rayon de la gloire romaine.
Ce jour-là s'évanouissait le but de toute la vie d'Ambroise : son œuvre s'écroulait. Ce grand dessein qu'il avait conçu de transformer l'empire romain en monarchie catholique, il l'avait vu s'accomplir depuis plusieurs années. Théodose avait paru l'homme prédestiné pour arrêter les barbares , comprimer l'hérésie , ruiner l'idolâtrie , et ranger l'univers à l'ombre de la croix. Par une suite rare des plus merveilleux événements, l'unité politique venait de couronner l'unité religieuse, et pour la première fois depuis Constantin , le sceptre du monde entier reposait maintenant en une seule main armée pour le service du Dieu de l'Évangile. Or c'était au lendemain de cette unification féconde et universelle , que la mort d'un seul homme remettait tout en question , et creusait un abîme où allaient s'engloutir les espérances de l'empire et celles de l'Église. Spectacle douloureux et décevant que celui des choses humaines! Un état social absolument chrétien, fondé sur
l'Évangile, inspiré par la foi, appuyé sur l'Église, tel est le grand objet vers lequel les nations doivent tendre infatigablement. Quelquefois il semble qu'elles sont sur le point de l'attemdre. Ce sont là comme les points culminants de l'histoire, mais l'humanité semble incapable de s"y tenir; ses fautes l'en précipitent sans cesse, et le règne de Dieu n'aura sa perfection que dans le ciel.
Depuis quarante jours le corps de Théodose était exposé à la vénération des peuples de l'Italie, et on se disposait à transporter sa dépouille à Constantinople. L'évêque monta en chaire pour lui payer le tribut de son inconsolable admiration. Arcadius était retourné en Orient; Honorius assistait au service funèbre ; le discours se reportait sans cesse du père aux fils, passant successivement du regret à l'espérance et du passé à l'avenir.
« Il est donc parti ce grand homme, disait l'orateur; il est allé prendre possession d'un royaume plus grand que celui qu'il a quitté. Il a fait son entrée dans la sainte Jérusalem , où Jésus-Christ l'a rappelé à cause de sa piété... Nous, cependant , nous pleurons le malheur de sa perte. C'est pour en faire mémoire que nous nous réunissons en présence de Dieu , et qu'Ilonorius , son fils , à genoux devant l'autel, vient lui rendre les devoirs que rendit Joseph à son père Jacob.
« Il nous a quittés , le grand empereur, mais il ne nous a pas quittés tout entier. II nous laisse ses enfants, et en eux c'est lui-même que nous voyons et que nous possédons encore ^ »
Ces enfants , héritiers de l'empire de Théodose , allaientils continuer sa politique chrétienne ? Ambroise veut l'espérer, et c'est sur ce point que se porte la force de
1 Ergo tanlus imperator recessit a nobis, sed non totus recessit : reliquiL enim nobis liberos suos, in quibus eum debemus agnoscere, et in quibus eum et cernimus et teneraus. [De Obilu Theodos., n. 6, p. 1199.)
sa magnifique éloquence. Il ne s'écarte pas de l'éloge du héros ; mais le bien qu'il dit du père a constamment pour but d'en faire rejaillir la reconnaissance sur les héritiers de son trùne ! Il voudrait éveiller dans le peuple un sentiment d'attachement dynastique ; mais rien n'était plus nouveau que le principe d'hérédité dans un État où, depuis quatre siècles et au delà, le choix de chaque nouveau chef dépendait uniquement des révolutions militaires ou des factions civiles. Toutefois il espère que le dégrèvement des peuples et l'amnistie inscrite dans le testament de Théodose vont rendre populaire le règne de ses fils ; car « le testament d'un empereur doit avoir force de loi », déclare l'orateur. — Les princes, sont jeunes , il est vrai : « N'en soyez pas inquiets , répondait Ambroise en montrant Stilicon siégeant dans l'auditoire, l'empereur y a pourvu, et, sur le point de mourir, il leur a donné un père dans la personne de celui qui est là devant vous * ! » Puis l'évêque , rappelant habilement à Stilicon ses engagements d'honneur, se portait garant de sa fidélité et de celle de l'armée prête à suivre son exemple *. — Mais le peuple, façonné au régime viril du grand Théodose , aura-t-il le même respect pour les deux jeunes Augustes qu'il ne connaît pas? — « Ne soyons pas ingrats , disait encore Ambroise , reportons du père aux fils notre respectueux dévouement. Vous lui devez plus après sa mort que pendant sa vie. Car si c'est un grand crime de toucher au bien des enfants mineurs quand il ne s'agit que de simples particuliers, combien plus criminel serait un tel attentat contre les fils dé l'empereur ' ! »
1 Eos prœsenli commendavil parenti. [De Obilu Theodos., n. i.)
2 Ibid., n. 0.
3 Ne simus ingrali, sed pii pignoribus principis seJulum ac palrium impendamus alTectuin. Solvite filiis ejuâquod debclis palri,elc. {Ihid., n. 11.)
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L'éloge de Théodose ne portait pas principalement sur ses vertus militaires et administratives : cette grandeur du père aurait trop écrasé par la comparaison la faiblesse et l'inexpérience de ses fils. Ambroise aimait mieux célébrer sa clémence, sa piété, son humble et filiale soumission à l'Eglise, sa charité surtout. Expliquant magnifiquement que la charité est le sommet de toute perfection, il ramenait ious les mérites de la vie de Théodose à celui de l'amour, et mettait sur ses lèvres cette parole de la charité par laquelle l'homme s'unit à l'éternel concert des anges et des saints :
« Il me semble l'entendre dire à Dieu comme David : Dilexi, j'ai aimé! Oui! certes, il a aimé jusqu'au plus sublime dévouement , celui qui a sauvé ses ennemis , épargné ses adversaires , pardonné à ses agresseurs , et ménagé le sang de ceux qui convoitaient son trône. Il a aimé : est-il un plus sublime éloge , puisque l'amour est la perfection de la loi ' ?
« Voyez-la celte âme ardente, ajoutait-il vivement, voyez-la s'élevant au-dessus de la terre, remplie du Saint- Esprit, rencontrant sur son passage les autres âmes qui lui demandent pourquoi elle monte si haut , et ne leur répondant que cette seule parole : J'ai aimé! Le voyant arriver jusqu'à eux, les anges et les archanges du ciel lui demandaient : Qu'avez-vous donc fait, quand vous étiez sur la terre, pour mériter cette place? Et lui répondait toujours : J'ai aimé, c'est-à-dire j'ai accompli la loi, j'ai pratiqué l'Évangile, je me suis dévoué jusqu'à la mort ; et voici que ni la mort ni la vie ne pourront me séparer de Jésus-Christ *. »
1 Velut ipsum Theodosium loquenlem audivimus : Dilexi! Et vere dilexil qui servavit hostes, qui dilexit inimicos, qui iis a quibus est appetilus, ignovit, qui regni affectatores perire non est passus, {De Obitu Theodos., n. 17.)
2 ... Interrogabant angeli vel archangeli : » Quid egisti in terris? Dicebat; Dilexi, etc. {IbicL, n. 18.)
Cependant, si haut que l'âme de Théodose soit placée dans le ciel, elle ne restera pas étrangère à ce monde; le père y redescendra pour aider, bénir, inspirer ses fils.
« Et qui pourrait douter, se demandait l'orateur, qu'il n'intercède encore en faveur de ses enfants auprès de notre Dieu ? Grâce au Seigneur , voici qu'Arcadius est déjà dans la fleur de la jeunesse, llonorius est au seuil de l'adolescence. Il est plus âgé que ne l'était Josiasquand il parvint au trône; or ce prince de Juda, orphelin comme lui , a obtenu trente et un ans de règne , et il a été agréable au Seigneur pour avoir solennisé sa pâque et aboli l'idolâtrie. Cependant Abias , son père , était un prince infidèle , tandis que Théodose fut un homme juste et craignant Dieu , digne de protéger les siens auprès de Jésus-Christ '. »
Celui qui parlait ainsi de ce grand homme avait été son ami. Leurs deux noms s'associaient dans toutes les mémoires ; leurs deux cœurs étaient unis par une profonde affection. Cette affection, contenue jusqu'ici , éclata à la fin dans ce cri qui contient à lui seul tout un panégyrique :
« Oui , je Vjxi aimé cet homme miséricordieux et humble dans le commandement , cet homme à l'âme douce et au cœur pur, tel que les aime le Dieu qui a dit : Sur qui me reposerai- je, sinon sur celui qui est humble et doux? Je l'ai aimé cet homme qui préférait le blâme à la flatterie , et qu'on a vu un jour se prosterner avec les insignes royaux, pleurer publiquement dans l'église le péché dans lequel on l'avait fait tomber, et demander grâce par ses gémissements et ses larmes. La pénitence publique qui fait rougir les sujets n'a pas fait rougir l'empereur, et depuis ce jour aucun jour ne s'est écoulé sans qu'il ait pleuré son égaremenl -.
1 De ObitH Theodos., n. 15, p. 1203.
- Diloxi virum misericordcm , huniilem in impoiio, corde puro, etc. Ibid., n, 33.]
« J'ai aimé cet homme qui , au lendemain de sa victoire , se privait volontairement de la communion, parce qu'il avait répandu le sang de ses ennemis *.
« J'ai aimé cet homme qui, à son dernier soupir, m'appelait de sa voix mourante, et qui dans l'agonie s'inquiétait davantage de l'état de l'Église que de sa propre douleur. Je l'ai aimé, et voilà pourquoi je pleure du plus profond de mon âme. Je l'ai aimé, et j'espère de la bonté du Seigneur qu'il accueillera la prière que je lui fais pour cette âme miséricordieuse -.
« Ah! mon cœur est brisé; car où trouver un homme comme l'homme que nous perdons? 0 Seigneur, c'est en vous seul qu'est notre recours ; c'est vous qui seul pouvez le faire revivre dans ses fils. Dieu , qui vous appelez le gardien des petits , sauvez ceux qui ont mis tout leur espoir en vous. Donnez à votre serviteur Théodose le repos parfait que méritent vos saints. Que son âme retourne au ciel d'où elle est venue , là où la mort n'a plus d'empire , où ne règne plus le péché.
« Je l'ai aimé, je veux le lui dire encore; je veux le suivre de mes vœux dans la région des vivants, et ne pas l'abandonner que je ne l'aie conduit jusque sur la sainte montagne, au séjour de la vie sans fm, là où il n'y a plus ni mal, ni gémissement, ni douleur; dans la patrie de la perfection infinie , où le fleuve de la grâce verse dans les âmes ses flots de paix intarissable'. »
Alors , comme si le ciel venait de s'ouvrir à ses yeux , Ambroise voit apparaître tous les princes chrétiens venant faire cortège à celui qui arrive parmi eux le dernier, mais le plus grand de tous.
1 De Ohilu Theodos., n. 34.
2 Dilexi virum qui me in supremis suis ullimo spirilu requirebat. [Ibid., n. 35.)
3 Ibid., n. 36 et 37.
« Oui, Théodose repose maintenant dans la lumière, et triomphe dans l'assemblée des saints. Là il embrasse Gratien qui ne pleure plus ses blessures, parce qu'il a trouvé un vengeur. Maxime et Eugène sont plongés dans les ténèbres, montrant par leur exemple quel mal c'est de porter la main sur l'oint du Seigneur. C'est maintenant que Théodose commence à connaître le bonheur de régner , en prenant possession du royaume de Jésus- Christ, en pressant entre ses bras Gratien et Pulchérie, qu'il avait tant pleures. Il embrasse sa Flacille, âme chère et fidèle, il retrouve son père dans la béatitude, et il monte prendre place auprès de Constantin «. »
Constantin, Théodose ! le premier et le dernier empereur chrétien de ce siècle , l'auteur et le consommateur de la liberté de l'Eglise, associés dans la même gloire, comme ils l'avaient été dans une œuvre commune, fournissent à l'orateur un beau rapprochement. Leurs règnes ont été le triomphe de la croix; Ambroise en prend occasion de raconter, avec de longs et curieux détails, l'invention du bois sacré de la croix par Hélène. Il félicite cette femme d'avoir détaché un des clous de la croix pour en orner le diadème de son fils, a Sage Hélène, s'écrie-t-il, vous avez eu raison de placer la croix sur la tête des souverains ; car de la sorte les respects que leur rendront leurs sujets s'adresseront moins a eux qu'à ce bois vénérable que porte leur couronne. 0 clou béni, c'est toi qui donnes la solidité à l'empire de Rome , et qui rattaches à lui l'univers entier ! Voici que les rois jadis persécuteurs de l'Église sont changés en apôtres; et la croix entre leurs mains est devenue le sceptre de l'autorité juste et douce. Qu'ils gardent donc précieusement ce présent de Jésus-Christ , pour
1 Manet ergo in lumine Theoilosius, et sanctorum cœtibus glorialur. lUic nunc complectitur Gratianum , etc. {De Obitu Theodos,, n. 39.)
qu'on puisse dire d'eux avec l'Écriture : « Vous avez placé sur sa tête une couronne faite d'une pierre de grand prix ' . ))
Ambroise fit ses adieux à la dépouille de Théodose. Le jeune Honorius , ne pouvant conduire lui-même le corps de son père jusqu'à Constantinople, voulut du moins l'accompagner jusqu'à la frontière de l'Italie, et Ambroise le. comparait à Joseph reconduisant jusqu'aux limites de l'Egypte le corps du patriarche Jacob. Enfin, suivant de ses regrets le cercueil impérial sur la route en deuil , et jusque dans la tombe qui l'allait recevoir : « Partez sans crainte , disait-il au cortège funèbre , partout ces reliques recevront les honneurs qui leur sont dus. Ce n'est pas l'Italie qui les lui refusera, elle que Théodose a sauvée de ses tyrans, et qui par deux fois lui doit sa liberté. Ce n'est pas Constantinople, qui deux fois l'a vu partir pour la victoire. Ah ! elle lui réservait un triomphe bien différent, à ce vainqueur devenu maître de l'univers entier. Mais que dis-je? n'est-ce pas un triomphe aussi que ce retour de son prince escorté par les anges et les saints? Heureuse ville qui va recevoir en ses murs un habitant du paradis, et donner l'hospitalité à un citoyen de la céleste Jérusalem- ! »
« Pendant ce discours, remarque un brillant historien, si Ambroise promena ses regards sur l'assistance, il put distinguer dans la foule des officiers un jeune Goth qui avait pris part à la dernière victoire de Théodose, et qui
1 Bossuet célébrait, presque dans les mêmes termes, l'Exaltation de la Croix , découverte au lendemain de son triomphe sur le paganisme : « Paraissez, il en est temps, ô croix qui avez fait ces miracles. C'est vous qui avez brisé les idoles ; c'est vous qui avez donné la victoire aux valeureux soldats de Jésus. Vous serez gravée sur le front des rois; vous serez le principal ornement de la couronne des empereurs. Vous serez l'espérance et la gloire des chrétiens. (Bossuet, ( Sermon pour l'Exaltation de la Croix.)
2 De Obitu Theodos., n. 36.
s'en retournait en Germanie avec son escouade de cavaliers. C'était celui que ses compatriotes nommaient Alaric, et surnommaient le hardi , le hait par excellence. Le destructeur futur de Rome était là peut-être inconnu et pensif, tandis que Tempirc ensevelissait son dernier héros, et qu'une voix toute romaine essayait de faire sortir de cette tombe même le présage d'un nouvel avenir. Moins de vingt ans vont s'écouler, et ce jeune homme inconnu se promènera en vainqueur sur le Champ de Mars jonché de ruines , tandis que l'héritier des promesses d'Ambroise ira cacher sa honte et son effroi dans les lagunes de l'Adriatique'. »
• M. de Broglie, VÈglise cl l'Empire romain, 111*= part., t. II, p. 422.